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« C’est la décision que nous espérions » : la marque de vélos française Lapierre est officiellement placée en redressement judiciaire
Fondée à Dijon en 1946, la marque de vélos Lapierre traverse une période délicate. Sa maison mère néerlandaise, le groupe Accell, considéré comme le n°1 du vélo en Europe, s’est effondrée cet été et a entraîné dans sa chute plusieurs marques du vélo européen. Pour s’en sortir, Lapierre avait déposé une demande de redressement judiciaire au tribunal de commerce de Dijon début août, avant d’attendre le verdict. Il est tombé ce mardi 25 août 2026 et va dans le bon sens pour le fabricant dijonnais.
William Perrier, directeur général de Lapierre, a contacté Frandroid pour nous apprendre la nouvelle : « Le Tribunal vient d’ouvrir le redressement judiciaire des Cycles Lapierre. C’est la décision que nous espérions : elle nous permet de poursuivre l’activité et nous donne le cadre pour finaliser notre plan et trouver un investisseur. Rien n’est acquis, mais le combat continue et nous allons l’accélérer. »
Sur LinkedIn, William Perrier s’est également fendu d’un post : « L’activité continue à Dijon et nous reprendrons progressivement l’assemblage. Depuis le 5 août, nous n’avons pas attendu : trésorerie pilotée au quotidien, clients suivis commande par commande, fournisseurs, services de l’État et collectivités mobilisés. Ces vingt jours ont été une période de préparation. »
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« Une nouvelle étape commence. Faire tourner correctement l’entreprise et faire entrer un investisseur industriel ou financier de long terme. Ces deux chantiers avanceront ensemble. »
« Je veux à nouveau saluer les femmes et les hommes de Lapierre. Chaque commande traitée, chaque livraison tenue, chaque client et fournisseur rassuré construit notre crédibilité auprès des investisseurs. C’est eux qui font la valeur de cette entreprise. »
Il s’agit ici d’un redressement judiciaire, soit une procédure de protection qui permet à l’entreprise de continuer de produire et de vendre ses vélos, sous le contrôle du tribunal, pendant une période d’observation — généralement de six mois — qui peut être renouvelée. William Perrier nous précise qu’il n’y a pas de délais discuté à date.
Dans tous les cas, il ne s’agit donc pas d’une liquidation : cette différence est importante à souligner.
Lapierre emploie aujourd’hui 106 personnes sur son site dijonnais et a réalisé 99,1 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2025.
Ce redressement offre un cadre pour agir, mais il ne règle pas le problème de fond à lui seul : il faut maintenant relancer la machine avec un nouvel investisseur, industriel ou financier, prêt à financer l’avenir de la marque. William Perrier détaillait déjà son plan il y a quelques semaines dans nos colonnes.