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Actualité : Des drones pour faire pleuvoir davantage ? C’est un succès avec 70 000 m³ d’eau en Alaska
La jeune entreprise américaine Rainmaker vient de créer des précipitations artificielles en Alaska avec seulement deux drones, une véritable prouesse technologique pour lutter contre les sécheresses à l’avenir.
© Quality Stock Arts/Shutterstock - Rainmaker plaide les 70 000 m³ d'eux tombés en plus grâce à l’intervention de ses drones
Contrôler la météo est un vieux rêve humain, et pourtant, il devient de plus en plus une réalité. La société californienne Rainmaker annonce en effet avoir réussi à stimuler plusieurs nuages sur la vaste région de Kenai en Alaska, et ce, à l’aide de seulement deux drones. Le bilan est d’ailleurs bluffant : environ 70 000 mètres cubes de pluie en plus sont tombés en seulement trois heures.
L’ensemencement des nuages existe depuis longtemps, notamment monnaie courante en Chine, mais la véritable révolution apportée par Rainmaker réside dans sa capacité à mesurer très précisément l’eau produite par cette manipulation.
Dans un communiqué partagé le 24 août 2026, la start-up américaine détaille tout d’abord avoir dispersé de l’iodure d’argent dans le ciel de l’Alaska les 22 et 23 août, après 3 heures d'intervention à l’aide de deux drones. Ce composé inorganique a ainsi gelé les minuscules gouttelettes présentes dans les nuages froids, les transformant en gros flocons qui, en tombant vers des altitudes plus chaudes, ont fondu pour devenir de la pluie.
L'un des drones utilisés pour disperser de l’iodure d’argent
En trois heures d’opérations, Rainmaker affirme avoir généré 70 000 mètres cubes de précipitations, soit l’équivalent en quantité d’eau de la consommation annuelle d’environ 150 foyers. Pour évaluer cela, les ingénieurs se sont appuyés sur un système de validation par radars de pointe.
Leur but : analyser les précipitations en temps réel afin d’y détecter des “signatures d’ensemencement”, des motifs radars bien spécifiques, distincts de la pluie naturelle, qui se forment dans le sillage des drones. En isolant précisément ces échos, les équipes ont ainsi pu calculer de manière fiable le volume net d’eau généré par leur intervention, et donc l’impact réel de leur technologie.
Le choix de l’Alaska comme terrain d’essai n’a rien d’un hasard. Les températures estivales ont l’avantage d’y être suffisamment froides, idéales pour tester le dispositif avant de l’appliquer cet hiver dans les montagnes Rocheuses. L’objectif final est de lutter contre les sécheresses touchant tout l’Ouest américain, notamment pour restaurer le bassin du fleuve Colorado et du Grand Lac Salé.
Si cette méthode ne permet pas de faire pleuvoir à partir d’un ciel bleu, elle prouve qu’il est désormais possible d’optimiser le rendement des nuages existants. Une avancée concrète qui pourrait, dans les années à venir, s’imposer comme un outil incontournable pour aider les régions du monde frappées par un stress hydrique de plus en plus intense lié au réchauffement climatique.