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Test Beatbot Sora 30 : à moins de 600 euros, ce robot piscine aspire fort
Après le Sora 70 qui démocratisait les robots nettoyeurs avec fonction surface, Beatbot continue de renouveler sa gamme avec un robot particulièrement accessible (moins de 600 € en « promotion » sur le site officiel de la marque). Mais alors, le sérieux de Beatbot se retrouve-t-il encore à ce prix ?
Beatbot s’est imposé depuis quelques années comme le spécialiste du robot piscine, avec des produits particulièrement efficaces et bien finis, mais souvent assez chers. Le temps est désormais venu de tester l’entrée de gamme de Beatbot, le Sora 30, un robot destiné à équiper le plus grand nombre de piscines dans le monde.
Au déballage, on retrouve un robot et une alimentation (ainsi que, bien sûr, un crochet pour récupérer le robot au fond de la piscine en cas de besoin), soit le minimum pour vivre heureux avec son robot. Les fans de station de recharge seront déçus, mais vu le prix, on ne peut pas vraiment se plaindre. On notera un détail qui nous fait adorer les robots d’entrée de gamme : ce Sora 30 ne pèse que 8,9 kg, un régal quand on teste des robots qui pèsent jusqu’au double de ce poids.
Le panneau de contrôle est extrêmement minimaliste : une gâchette permet de passer du mode fond au mode complet, et d’allumer ou éteindre le robot en la manipulant à droite ou à gauche, rapidement ou doucement.
Pour son entrée de gamme, Beatbot offre une option unique : le choix de la couleur. Si vous n’aimez pas l’orange « cosmique » qui fait assez années 70 (à moins qu’il ne vous évoque plutôt l’orange d’une montre Omega Planet Ocean, plus dans le thème), vous pourrez aussi opter pour un plus sobre « bleu profond ». Plutôt sympa pour un robot qui ne dépasse pas les 600 €.
La petite mesquinerie apparaît quand on ouvre la trappe du filtre : adieu la charnière, la trappe est juste clipsée, il va falloir la poser quelque part quand on s’occupe du filtre. On oublie vite ce petit désagrément quand on découvre que le Sora 30 dispose comme le Sora 70 d’un énorme panier de filtration, gage d’une bonne aspiration même si la piscine est très sale, d’autant plus que la pompe est la même que sur le Sora 70, avec un débit affiché de 25700 litres par heure. En résumé, on dispose de la même partie aspiration sur ce robot à moins de 600 € que sur celui à 1000 € : Beatbot ne transige pas sur les fondamentaux.
Un Sora 30, c’est un vrai Beatbot : il met du temps à descendre au fond de la piscine car il dispose de vrais ballasts qui lui permettent de flotter en fin de nettoyage, même si la batterie est vide.
Pour ce qui est du nettoyage, il faut être clair : pour 600 € chez Beatbot, nous n'avons pas de caméra, pas de mapping et les capteurs sont ultra limités. On aperçoit seulement un capteur à ultrasons à l’avant, c’est tout, et le robot doit disposer d’accéléromètres pour comprendre un minimum sa position.
Alors ça nettoie comment sans toute l’armada technologique déployée ces dernières années ? Eh bien ça nettoie « à l’ancienne », en mode complètement aléatoire, que ce soit pour le fond ou pour les parois. Il n'y a pas de déplacement où le robot se décale légèrement sur la paroi pour un semblant de rigueur, non, il descend de la paroi et part n’importe où ailleurs à la recherche d’une autre paroi. Ce Sora 30 se balade gaiement et rapidement de façon complètement aléatoire, grimpe les escaliers en diagonale en les décrassant, et semble parfois se cogner un peu sur les parois malgré son capteur frontal, d’où son surnom de petit fou.
Si ce Sora 30 perd au niveau de la rigueur de navigation, on a vu qu’il dispose comme son grand frère d’un énorme panier de filtration, associé à la même pompe puissante : En clair, ça veut dire que si ce robot aspire un peu n’importe où, il aspire bien. Et donc dans ce contexte, il faut laisser tourner le robot un petit moment pour que le hasard lui permette de passer à peu près partout.