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Piratage du fisc : les arnaques qui pourraient vous viser après la fuite de données et comment les éviter ?
Cyberattaque contre la DGFiP, données fiscales divulguées, phishing et usurpation d’identité : quelles conséquences concrètes pour les personnes concernées et quels réflexes adopter face à ce type de fuite de données ?
Plus une semaine ne passe sans qu’une cyberattaque d’ampleur ne fasse la une de l’actualité. Mais cet été, une attaque a particulièrement retenu l’attention. D’abord par son ampleur avec près de 700 000 personnes touchées. Ensuite, par la cible qui est loin d’être anodine, la Direction générale des Finances publiques. Vous savez, l’administration qui gère notamment les impôts et une grande partie des données fiscales des Français…
On peut regretter que des informations aussi sensibles aient pu être compromises. Mais une fois que la fuite est avérée, une question se pose : quels sont concrètement les risques pour les personnes concernées ? Et plus généralement, quels seront les risques pour toutes les personnes qui se retrouveront confrontées à ce type de situation à l’avenir ?
L’administration a confirmé que plusieurs données sensibles ont pu être consultées. Parmi elles figurent l’identifiant fiscal, l’état civil, les coordonnées postales, téléphoniques et électroniques, mais aussi des informations sur la situation fiscale : nombre de personnes à charge, nombre de parts, revenu de référence ou encore taux de prélèvement à la source. La liste des messages échangés avec la DGFiP via la messagerie peut également être concernée.
Le premier risque est donc celui du phishing, ou hameçonnage.
Avec des données fiscales précises, un escroc peut donner à son message une apparence légitime. Il peut par exemple se faire passer pour l’administration fiscale, une banque ou un prestataire de services et évoquer une situation réelle : déclaration de revenus, prélèvement à la source, remboursement d’impôt, échéance fiscale ou encore mise à jour d’un dossier.
L’idée est d’inciter la victime à communiquer de nouvelles informations, à cliquer sur un lien frauduleux, à transmettre des identifiants ou à effectuer un paiement.
Le deuxième risque majeur est celui de l’usurpation d’identité.
Les informations récupérées peuvent être croisées avec celles provenant d’autres cyberattaques ou de précédentes fuites de données : adresse, numéro de téléphone, adresse e-mail, données issues d’un compte en ligne.
Plus les sources sont nombreuses, plus le profil de la victime devient précis. Un cybercriminel peut alors tenter de se faire passer pour la personne concernée auprès d’un organisme, d’un opérateur ou d’un prestataire.