// FRANCEINFO FAITS DIVERS — CRONACA
VIDEO. "Cet été va nous servir à nous préparer pour les prochains" : "Envoyé spécial" a suivi les pompiers du Gard lors de l'incendie de juillet 2026
Pour sauvegarder cet article, connectez-vous ou créez un compte franceinfo
"Ça peut être un été décisif", confie le capitaine des pompiers Patrick Laratta, qui s'attend au pire pour les années à venir. "Envoyé spécial" l'a suivi en intervention avec son équipe dans le Gard, lors de l'incendie du 5 juillet 2026 qui a ravagé 500 hectares.
En ce début juillet 2026, au Centre d'incendie et de secours de Bessèges, dans le nord du Gard, le capitaine Patrick Laratta est sur le pied de guerre. La situation est inédite : neuf départs de feu simultanés ont eu lieu dans le département ce jour-là. Le capitaine engage son équipe sur celui de Lédenon, où un incendie a démarré une demi-heure plus tôt. "Là, on part jusqu'à la fin du feu. Si ça se passe bien, on rentrera ce soir. Sinon, on rentrera demain ou après-demain."
A une heure de route des lieux, un panache de fumée "très conséquent" est déjà visible. "Il est par endroits un peu blanc, mais surtout foncé à la base. Ça veut dire que les végétaux se distillent énormément et que le feu progresse très rapidement", explique Patrick Laratta. L'enjeu de l'opération n'est pas seulement de "sauver de la forêt qui va repousser" mais surtout, si près de l'agglomération nîmoise, de "protéger les populations".
"Quand on voit ça, ça fait peur. Parce que si c'est vraiment le dernier été le plus froid, ça veut dire que les autres seront encore pires... on n'est pas prêts."
Patrick Laratta a une mission bien précise. En coordination radio avec le COS pompiers, le commandant des opérations de secours, il va diriger l'une des trois équipes chargées d'allumer des contrefeux. Cette technique utilisée autrefois par les bergers consiste à allumer des feux contrôlés pour que l'incendie principal ne trouve plus rien à brûler.
Il est 15h58, l'équipe progresse avec des torches d'allumage sur un tronçon d'autoroute fermé à la circulation. Mais le feu, aidé par des vents violents, progresse trop vite, et ils devront se replier. Pourtant, la manœuvre n'a pas été inutile, "ça lui a cassé un petit peu sa dynamique". "Le but, explique le capitaine, c'est que ce feu ne dégénère pas". Il faudrait donc "le fixer avant la tombée de la nuit"... Un peu plus loin, là où les flammes sont déjà passées, "il n'y a plus rien, tout a brûlé" – sauf une maison a priori inhabitée, en train de partir en fumée. En seulement quatre heures, 500 hectares ont brûlé. Le feu ne sera fixé que 24 heures plus tard. Trois cents pompiers ont été mobilisés sur cet incendie.
Extrait de "Pompiers volontaires, des héros à bout de souffle ?", un reportage à voir dans "Envoyé spécial" le 3 septembre 2026.
> Les replays des magazines d'info de France Télévisions sont disponibles sur le site de franceinfo, rubrique "Les émissions".
Vous pouvez désormais privilégier l'affichage des articles de franceinfo dans les résultats de recherche Google. Comment ça marche ?