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Critique Supergirl : la cousine de Superman rate son envol, coincée dans la recette de James Gunn
Kara Zor-El, la célèbre cousine de Superman, décolle sur grand écran pour sa première aventure solo au sein du tout nouveau DCU de James Gunn et Peter Safran. Voici notre critique du film Supergirl, garantie sans spoilers.
Une petite année après la sortie du Superman de James Gunn, c'est au tour de sa cousine Kara Zor-El d'avoir droit à une nouvelle aventure cinématographique, attendue en salles le 1er juillet prochain.
Ce mélange entre Star Wars, Les Gardiens de la galaxie et Mad Max regorge d'ingrédients intéressants, mais s'avère hélas bien mal dosé. Voici notre critique du film, garantie sans spoiler.
Lorsqu’un adversaire aussi impitoyable qu’inattendu menace son monde, Kara Zor-El, alias Supergirl, fait équipe à contrecœur avec un improbable compagnon et s’engage dans un périple intergalactique en quête de vengeance et de justice.
Supergirl est le nouveau film du DCU de James Gunn et Peter Safran.
Adaptation du comic book Supergirl: Woman of Tomorrow de l'auteur Tom King et de la dessinatrice Bilquis Evely, ce nouveau film Supergirl est aussi et avant tout la seconde pierre de l'ambitieux DCU (ou DC Universe) piloté par le producteur Peter Safran et le réalisateur-producteur James Gunn.
Ce long-métrage s'avère ô combien important, chargé notamment de prouver la viabilité de la “super-famille” au-delà du simple Fils de Krypton. Mais entre le film de franchise, le blockbuster fun, l'aventure féministe et l’origin story dramatique, Supergirl peine à trouver son équilibre.
Supergirl veut sans doute être beaucoup trop de choses à la fois. Tantôt comique, dramatique, léger ou sombre, le long-métrage s'emmêle dans ses tonalités. Le film déroule ainsi à vitesse grand V une intrigue programmatique à l'extrême et des enjeux convenus, sans laisser au spectateur le temps de se sentir concerné. C'est regrettable, car cette aventure de revanche et d'émancipation féminine parvient pourtant à nous emporter par moments.
Le récit séduit surtout lorsqu'il se penche sur le traumatisme de son héroïne Kara Zor-El, joliment incarnée par Milly Alcock (House of the Dragon). On regrette là encore que Krem, l'antagoniste principal joué par Matthias Schoenaerts (De rouille et d’os), n'ait pas un dixième de l'intérêt de son alter ego de papier. Car sans méchant mémorable au sein de cette histoire de résilience, le film perd beaucoup de sa puissance.
C'est là un peu le problème de ce Supergirl, qui alterne le bon et le moins bon. Nous avons notamment apprécié la production design soignée et les géniales créatures aux maquillages élaborés, à mi-chemin entre Star Wars et Men in Black. Mais ces excellentes idées se retrouvent balayées bien trop vite, diluées dans une recette super-héroïque qui commence sérieusement à fatiguer.