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Polyarthrite : trois patients sur six en rémission après une thérapie qui reprogramme leur immunité
Un cancer, une infection par le VIH, une maladie auto-immune comme le lupus, une maladie inflammatoire chronique comme la maladie de Crohn ou encore une maladie neurodégénérative comme Alzheimer n’ont pas grand-chose en commun. Pourtant, une même famille de médicaments ouvre aujourd’hui de nouvelles options thérapeutiques pour chacune de ces maladies : les anticorps thérapeutiques.... Lire la suite
Le diagnostic des maladies auto-immunes telles que le lupus érythémateux disséminé (LED) et d'autres maladies rhumatismales auto-immunes systémiques (SARD) peut être difficile et long en raison de la variété et de la non-spécificité des symptômes. La manifestation récurrente de cauchemars pourrait faire partie des signes avant-coureurs de l'aggravation de ces maladies. Une étude récente souligne l'importance de considérer ce symptôme pour éviter de le confondre avec un épisode psychotique.... Lire la suite
Et si certaines maladies auto-immunes pouvaient un jour être durablement stoppées plutôt que simplement contenues par des médicaments ? Une thérapie cellulaire conçue à l’origine pour combattre les cancers du sang livre des résultats très encourageants contre une forme sévère de polyarthrite rhumatoïde.
Dans les maladies auto-immunes, le système immunitaire se retourne contre l'organisme qu'il est censé protéger. Les traitements actuels peuvent freiner cette attaque, mais ils doivent souvent être pris pendant des années, restent parfois inefficaces et peuvent entraîner des effets secondaires. Une étude publiée dans la revue Nature Medicine explore une autre stratégie : éliminer les cellules immunitaires qui entretiennent la maladie afin de permettre au système immunitaire de repartir sur de nouvelles bases.
L'essai de phase 1 COMPARE a réuni six adultes atteints d'une polyarthrite rhumatoïde particulièrement sévère. Tous avaient déjà reçu plusieurs traitements, jusqu'à huit pour certains, sans amélioration suffisante.
Les chercheurs ont prélevé leurs lymphocytes T, puis les ont modifiés en laboratoire pour leur ajouter un récepteur capable de reconnaître la protéine CD19, présente à la surface des lymphocytes B. Une fois réinjectées, ces cellules CAR-T peuvent repérer et détruire les lymphocytes B, y compris ceux présents dans les articulations, les ganglions lymphatiques ou la moelle osseuse.
Après une seule perfusion, l'activité de la maladie a diminué chez les six participants. Au terme d'un suivi de 36 à 52 semaines, trois étaient en rémission et présentaient une amélioration d'au moins 70 % selon les critères de l'American College of Rheumatology. Ces trois patients ont pu rester sans traitement contre la polyarthrite rhumatoïde.
Un cancer, une infection par le VIH, une maladie auto-immune comme le lupus, une maladie inflammatoire chronique comme la maladie de Crohn ou encore une maladie neurodégénérative comme Alzheimer n’ont pas grand-chose en commun. Pourtant, une même famille de médicaments ouvre aujourd’hui de nouvelles options thérapeutiques pour chacune de ces maladies : les anticorps thérapeutiques.... Lire la suite
Le résultat le plus intrigant concerne la reconstruction du système immunitaire. Lorsque les lymphocytes B ont commencé à réapparaître, il s'agissait principalement de cellules jeunes, apparemment débarrassées de la mémoire pathologique à l'origine de la réaction auto-immune.
Les chercheurs ont également observé une forte diminution de plusieurs auto-anticorps associés à la polyarthrite rhumatoïde. Les anticorps protecteurs acquis contre certains agents infectieux ou grâce aux vaccinations sont, eux, restés largement préservés.