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Que pourrait-il mal se passer ? Revolut et Visa réalisent le premier paiement déclenché par une IA en France
Ce lundi 7 septembre 2026, Revolut annonce avoir réalisé en France son premier paiement déclenché par un agent IA, en partenariat avec Visa.
Aucun humain n’a tapé de code ni sorti son téléphone. Un logiciel a lancé la transaction, avec une vraie carte Revolut et chez de vrais commerçants.
Les assistants d’IA aident déjà des millions de gens à comparer et choisir leurs achats, mais ici, on va une étape plus loin, jusqu’au paiement sans supervision humaine. Cette étape s’inscrit dans une course lancée depuis plus d’un an, où Mastercard, Stripe et OpenAI ont pris de l’avance.
L’agent de test de Visa, baptisé My Agent, a initié le paiement chez le commerçant Cleverbridge. L’authentification, elle, est passée par Visa Payment Passkey, la brique chargée de prouver que le client a bien donné son accord.
C’est le point sensible en Europe : la réglementation impose une authentification forte du client à chaque paiement, et faire entrer une IA dans ce cadre était tout l’enjeu du test.
Revolut parle de « première transaction agentique activée par Visa Payment Passkey en France ». Une formulation bien précise, car Mastercard a lancé son programme Agent Pay dès avril 2025 et revendique une première transaction agentique réelle dès l’automne.
Visa a présenté Intelligent Commerce au même moment, avant de nouer un partenariat avec OpenAI pour intégrer ses outils de paiement à ChatGPT. Personne ne veut louper le coche. Selon le cabinet McKinsey, le commerce piloté par des agents pourrait peser près de 900 milliards d’euros de ventes, rien qu’aux États-Unis d’ici 2030.
On sait que pour le moment, personne n’est rentable avec l’IA à l’exception de Nvidia. L’accès au paiement, et donc à des commissions, est l’une des voies envisagées pour augmenter la rentabilité des agents.
Une question persiste : qui est responsable si l’agent achète la mauvaise chose, au mauvais prix, ou se fait berner ? Réseaux, banques et commerçants doivent tous savoir qui a validé l’achat, ce que l’agent avait le droit de payer et qui règle la note en cas de pépin.
C’est aussi pour cela que l’on parle d’un pilote mené avec des agents de test, et aucune fonction n’est encore ouverte dans l’application.