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Jugé pour l'assassinat du rugbyman Federico Martin Aramburu, Loïk Le Priol répète avoir "tiré" pour se "défendre"
L'ex-joueur international argentin a été tué par balles le 19 mars 2022, à l'issue d'une violente dispute qui avait débuté en terrasse d'une brasserie parisienne.
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Dans ses premiers mots devant la cour d'assises de Paris, le militant d'ultradroite Loïk Le Priol a de nouveau plaidé la légitime défense. "Je suis l'auteur de la mort de Federico Martin Aramburu. J'ai toujours expliqué avoir tiré pour me défendre", a-t-il déclaré, lundi 7 septembre, à l'ouverture du procès de l'assassinat de l'ancien rugbyman argentin. "Ce sera à la cour d'assises de décider si cette défense était légitime ou non", a poursuivi le principal accusé, auteur des deux tirs mortels, survenus lors d'une dispute alcoolisée qui avait débutée en terrasse d'une brasserie, le 19 mars 2022, en plein centre de Paris.
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"Quelle que soit cette décision, c'est à vie que je suis condamné à porter ce drame immense. Je ne cesserai jamais de demander pardon", a ajouté le jeune homme de 32 ans, ancien d'un commando des forces spéciales qu'il avait dû quitter en 2015, après que des violences lui ont été reprochées sous l'uniforme. La cour d'assises de Paris rendra son verdict le 25 septembre.
Si l'enquête a démontré que les coups mortels avaient été tirés par Loïk Le Priol, son ami, Romain Bouvier, 35 ans, a également tiré à quatre reprises sur Federico Martin Aramburu. Devant le tribunal, cet autre militant d'ultradroite a reconnu s'être rendu coupable de "violences avec armes", niant toute intention homicide. "Je n'ai jamais voulu tuer monsieur Martin Aramburu, je n'ai pas voulu le blesser, je n'ai même pas voulu le toucher", a-t-il ajouté.
Le soir des faits, Loïk Le Priol et Romain Bouvier, amis de longue date, n'auraient théoriquement pas dû être ensemble. Ils étaient soumis à un contrôle judiciaire pour leur implication dans l'agression extrêmement violente, chez lui, d'un dirigeant du GUD, organisation étudiante radicale violente et aujourd'hui dissoute au sein de laquelle ils ont milité. Cette affaire leur a valu d'être déjà condamnés à de la prison ferme : trois ans pour Romain Bouvier, deux ans pour Loïk Le Priol, qui s'était vu reconnaître une altération de la responsabilité en raison d'un trouble de stress post-traumatique (TSPT), héritage de ses années militaires. La réalité de ce TSPT divise les experts et sera un enjeu du procès.
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L'ancienne petite amie de Loïk Le Priol, âgée de 29 ans, présente le soir du drame, comparaît de son côté pour complicité de tentative d'assassinat. La conscience que la jeune femme avait ou non de la volonté de ses deux amis de retrouver Federico Martin Aramburu et son ami, le rugbyman Shaun Hegarty, pour en découdre après une première altercation violente, ou sa connaissance du fait qu'ils étaient armés, seront des enjeux cruciaux pour elle, qui encourt également la perpétuité. Un autre homme, âgé de 37 ans, est quant à lui jugé pour avoir aidé Romain Bouvier durant sa courte cavale.
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