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Le légendaire bipeur Tatoo renaît en 2026 : voici le Tatoo 2.0, à la sauce IA
Avez-vous connu le Tatoo ? Ce petit objet connecté a connu le succès dans les années 90 bien avant les téléphones portables. Son réseau de radiomessagerie est autorisé par l’Arcep jusqu’au 31 décembre 2030, alors que les opérateurs français couperont la 2G dès décembre 2026. Le groupe Assmann, qui a racheté en février 2026 la société e*Message, détentrice de la marque héritée de France Télécom, a décidé de relancer le Tatoo.
Le Tatoo est un bipeur, un petit boîtier qui affiche les messages qu’on lui envoie. Il les reçoit, mais ne peut jamais répondre, la communication ne va que dans un sens.
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Lancé le 27 septembre 1995 par France Télécom, l’appareil a été balayé par le SMS et le téléphone mobile, puis l’activité a été revendue en 2000. Le service n’a pourtant jamais disparu. Environ 2 000 abonnés l’ont gardé pendant toutes ces années, selon Le Parisien, et les vieux boîtiers fonctionnent encore.
Si vous avez déjà vu cet étrange objet dans Urgences ou Grey’s Anatomy sans connaitre son nom, c’était le bipeur.
À l’époque du Tatoo, c’étaient des standardistes qui retranscrivaient de l’oral à l’écrit des messages vocaux. En 2026, c’est une intelligence artificielle et un serveur vocal qui s’en chargent désormais.
Le service est facturé par un abonnement à 10 euros hors taxes par mois (environ 12 euros TTC), ou une formule sans abonnement où chaque message envoyé coûte 1,50 euro, réglé par l’expéditeur. Il faut aussi compter le récepteur, autour de 75 euros, à moins de ressortir un vieux Tatoo d’un tiroir.
Reste que ce retour ressemble d’abord à une opération commerciale. Le groupe Assmann s’est spécialisé dans la reprise de fonds de commerce techniques en difficulté, souvent en liquidation. Son patron, Philippe Dubus, voit dans les particuliers et les indépendants un « relais de croissance » pour un service jusqu’ici réservé aux secteurs public et parapublic, et espère 20 000 abonnés d’ici fin 2027, a-t-il dit au Parisien. Assmann remet en service un réseau qui existe déjà et le vend sur la vague de la fatigue numérique et du neo-rétro.
Pour qui veut vraiment déconnecter des écrans, l’objet a du sens, sans application ni fil d’actualité à faire défiler. Son prix et son fonctionnement à sens unique le réservent quand même à une petite niche de curieux, plutôt qu’à un usage quotidien.
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