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Actualité : Souveraineté numérique : au tour de la Suisse d'abandonner Microsoft pour ses données sensibles
La défiance à l'égard de Microsoft et de ses solutions se propage en Europe. Cette fois, c'est au tour de la Suisse de chercher des alternatives à Microsoft 365 pour renforcer sa souveraineté numérique et mieux protéger ses données sensibles.
© PX Media/Shutterstock - La Suisse passe une nouvelle étape pour remplacer Microsoft 365.
La souveraineté numérique : un objectif que de plus en plus d'individus et d'organisations souhaitent atteindre pour s'émanciper des géants logiciels nord-américains, mais sans toujours trouver la motivation ou les moyens lorsqu'il s'agit de passer à l'acte. Si, en Europe comme en France, quelques projets avancent (et reculent) pour remplacer Windows, Microsoft 365 ou Google Workspace, le chemin reste long avant que les institutions officielles ne se passent totalement des Big Tech. En cette rentrée 2026, la Suisse franchit à son tour une étape clé.
Pas question, évidemment, d'abandonner du jour au lendemain les outils de Microsoft 365, comme Word ou Teams. La Confédération a décidé de tester des logiciels de bureautique open source auprès d'une partie de ses agents. Pour le moment, l'expérimentation concerne 3000 postes de travail, soit environ 7 % du parc informatique fédéral. Les fonctionnaires ayant accès aux données les plus sensibles, à l'image des dossiers du Conseil fédéral, sont ciblés en priorité. Coût de l'opération : environ 9,4 millions d'euros, un investissement qui pourrait rapidement être amorti en réduisant les frais de licence versés à la firme de Redmond.
Ce n'est pas une première en Suisse : un essai préalable mené auprès de 172 agents de la Chancellerie fédérale avec la suite collaborative allemande openDesk avait déjà eu lieu. Si des désagréments sont apparus lors de visioconférences à grande échelle, la gestion des documents et des emails s'est révélée convaincante. C'est pourquoi Microsoft 365 continuera d'être utilisé en parallèle pendant cette phase de transition.
Les raisons de vouloir quitter Microsoft et, plus globalement, les géants états-uniens de la tech sont nombreuses. Elles sont résumées par Matthias Stürmer, professeur à la Haute école spécialisée bernoise (BFH) : “D’abord, la protection des données : on sait que des gouvernements étrangers peuvent y accéder. Ensuite, l'accès aux données : celles-ci sont disponibles à tout moment. Et enfin les coûts : les frais de licence grimpent en flèche chaque année.”
L'expert souligne cependant que cette initiative reste timide et que la Chancellerie fédérale pourrait accélérer le mouvement, forte de l'expérience déjà acquise. De son côté, l'unité militaire de cybersécurité du pays, Cyber Command, avance bien plus vite : elle prévoit d'achever sa transition vers openDesk d'ici octobre 2026. L'administration civile, elle, ne devrait sauter le pas qu'à la fin de l'année 2027 si ce test à plus grande échelle s'avère concluant.
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Journaliste spé culture pop (séries/ciné/JV), technologie (SVoD, OS, apps…) et jeux de mots douteux. Pas forcément dans cet ordre. ¯\_(ツ)_/¯
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