// FUTURA SCIENCES — SPAZIO & SCIENZA
On ne pensait pas l’usage des drogues aussi ancien : leurs dents « pourries » révèlent ce qu’ils consommaient il y a 25 000 ans
Et si vos os gardaient la trace de ce que vous avez consommé, des siècles après votre mort ? Dans une crypte milanaise du XVIIe siècle, des chercheurs viennent de détecter les molécules psychoactives du cannabis dans des squelettes vieux de près de 400 ans. Une première mondiale qui ouvre une fenêtre inédite sur le passé.... Lire la suite
L’histoire d’Homo sapiens continue de passionner et de susciter des questions. Des découvertes récentes dans un archipel indonésien permettent d’en apprendre plus sur l’implantation de sociétés en Asie du Sud-Est, plusieurs millénaires avant notre ère.... Lire la suite
Et si nos ancêtres avaient recherché les effets des drogues bien avant l’apparition de l’agriculture ? Une découverte archéologique sur une île d’Indonésie vient repousser de plusieurs millénaires les traces connues de cette pratique et soulève une étonnante question : pourquoi ces chasseurs-cueilleurs consommaient-ils cette mystérieuse substance ?
Alcool, tabac, cannabis, opium, champignons... l'Humanité connaît (et utilise) depuis longtemps ces substances psychoactives. Certaines, comme le tabac et les boissons alcoolisées, depuis plus de 10 000 ans. S'agissait-il d'une utilisation à visée médicinale ? Chamanique ? Ou encore sociale ou stimulante ? Difficile de le savoir.
Et si vos os gardaient la trace de ce que vous avez consommé, des siècles après votre mort ? Dans une crypte milanaise du XVIIe siècle, des chercheurs viennent de détecter les molécules psychoactives du cannabis dans des squelettes vieux de près de 400 ans. Une première mondiale qui ouvre une fenêtre inédite sur le passé.... Lire la suite
Jusqu'à présent, les plus anciennes preuves archéologiques connues de consommation régulière de drogues étaient principalement associées aux premières sociétés agricoles. Mais une découverte récente laisse penser qu'il pourrait s'agir d'un comportement ancré bien plus profondément dans l'histoire humaine.
Des chercheurs se sont en effet intéressés aux origines de l'utilisation de la noix d'arec comme psychotrope. Il s'agit de la noix présente au centre du fruit de l'aréquier, qui pousse dans les régions tropicales et humides d'Asie et du Pacifique.
Substance légale et culturellement très répandue en Asie, elle est connue pour provoquer des effets stimulants. Elle contient en effet de l'arécoline, une substance qui procure à la fois une sensation de bien-être, une augmentation de la vigilance et une diminution de la sensation de fatigue. Si l'usage a également pu être médicinal (affection de la bouche, vermifuge...), il participe toutefois, on le sait aujourd'hui, à l'apparition de cancers oraux.
Fruit de l'aréquier avec en son centre la noix d'arec. © 2009, Jee & Rani Nature Photography, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0
Si l'on peut retracer avec certitude son usage sur plusieurs millénaires, l'origine de cette pratique restait floue, jusqu'à présent, en raison notamment de la difficile conservation des noix au cours du temps. Mais des observations archéologiques, réalisées sur les restes de squelettes découverts sur l'île indonésienne de Sulawesi, apportent des indices précieux.