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L'Inspection générale de la gendarmerie nationale saisie après la publication d'une vidéo où un policier municipal de Carcassonne tient des propos racistes
Selon les informations de France Télévisions, le ministère de l'Intérieur souhaite faire toute la lumière sur cet enregistrement et la chronologie des différentes enquêtes.
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A la demande du ministre de l'Intérieur, la Direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN) a saisi l’Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN), après la publication d'une vidéo où un policier municipal de Carcassonne tient des propos discriminatoires, a appris France Télévisions de l'entourage de Laurent Nuñez, jeudi 10 septembre.
Selon les informations de France Télévisions, le ministère de l'Intérieur souhaite faire toute la lumière sur l'enquête et le temps qu'il a fallu aux enquêteurs pour analyser l'enregistrement.
L'avocat du policier de Carcassonne mis en cause dénonce une "violation de la vie privée" de son client, accusé d'avoir tenu des propos racistes
Dans cette vidéo de plusieurs minutes, révélée par le quotidien régional Midi libre, on entend un policier municipal tenir des propos racistes, LGBTphobes et misogynes à son équipe lors d'une patrouille. IIs avaient été enregistrés par sa caméra-piéton, sans qu'il s'en rende compte.
La procureure de la République de Carcassonne, Géraldine Labialle, explique dans un communiqué diffusé mercredi que le brigadier-chef a déposé plainte auprès de la gendarmerie de Trèbes le 31 décembre 2025 pour "atteinte à l'intimité de la vie privée", après avoir appris que la vidéo circulait parmi ses collègues. Une enquête a été ouverte le même jour par le parquet.
Cependant, "l'exploitation de la bande-son se révélait complexe" et "mettait (…) en exergue des faits nouveaux susceptibles de revêtir la qualification de diffamation commise envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une prétendue race ou une religion déterminée, à raison de leur sexe, de leur orientation sexuelle ou identité de genre". L'enquête est toujours en cours, et des auditions doivent encore être réalisées, ajoute la procureure.
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