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J’ai testé un PC HP entier caché dans un clavier low-profile : bonne idée ou gadget de luxe ?
HP est l’un des fournisseurs leaders de matériel informatique pour les entreprises dans le monde. PC, écrans, imprimantes, claviers, souris, tout y passe. Le constructeur s’efforce de s’adapter aux nouveaux usages IA tout en proposant des form factors innovants pour le monde de l’entreprise.
On a ainsi connu l’imprimante directement connectée à Copilot, l’IA de Windows, soit un véritable PC embarqué dans un périphérique jusqu’ici basique. Au CES 2026, HP a aussi présenté une nouvelle machine hybride entre le PC fixe et le PC portable : l’EliteBoard G1a.
Si nous avions déjà vu ce type de châssis dans l’histoire de l’informatique (coucou Commodore 64 et autres Amiga 500), c’est depuis quelques années qu’il revient sur le devant de la scène grâce à la machine de Raspberry Pi. Ici, c’est la première fois qu’un acteur majeur comme HP l’embrasse totalement pour ses clients professionnels. Nous avons donc été curieux de le tester pour évaluer ses différents cas d’usage, mais aussi ses performances sur le terrain.
C’est une expérience toute particulière que de déballer l’HP EliteBoard G1a pour la première fois. On se retrouve devant un clavier plein format (avec pavé numérique) aux touches chiclets classiques de PC portable plutôt épais et lourd de 670 g. Votre mémoire musculaire vous fera défaut pendant les premières minutes avant de vous rappeler que, oui, ce clavier à l’apparence sobre et minimaliste embarque tout un PC moderne.
La tranche supérieure du clavier intègre ainsi les grilles d’aération de la machine ainsi que sa connectique sur le côté gauche : deux ports USB-C (un pour la recharge, l’autre pour la connexion à des périphériques).
Avec son esthétique passe-partout et son encombrement minimal, le HP EliteBoard s’intégrera à tous les bureaux et coins de table et c’est bien là son objectif. La machine se veut transportable et plug & play, ne nécessitant qu’un écran (et une souris) pour compléter sa panoplie.
En tant que clavier, le HP EliteBoard est très confortable : la frappe reste agréable même après de nombreuses heures d’utilisation. Mais pour utiliser ce clavier, ou plus précisément le PC qu’il englobe, il est requis de le brancher à un écran et à une source d’alimentation.
Au minimum, la connectique se compose des deux ports USB-C déjà cités, alors que HP propose des configurations avec ports HDMI et Ethernet en option. Une fois le PC branché, il suffit de presser le bouton d’alimentation dans le coin supérieur droit du châssis, dans la zone du pavé numérique. Ce même bouton servira d’ailleurs de capteur d’empreinte digitale pour le déverrouillage Windows Hello.
HP a ainsi pensé l’EliteBoard pour les bureaux aux postes de travail non assignés : vous pourrez vous brancher à n’importe quel écran en quelques secondes, sans avoir à éteindre la machine, car celle-ci possède une batterie. La seule présence de ports USB-C dans la version de base nécessite tout de même l’usage d’un dongle ou d’un hub disposant d’un port HDMI. Si votre écran dispose d’un port USB-C compatible Alt DisplayPort, vous pourrez utiliser le câble fourni par HP.
Nous avons testé la moins puissante des configurations proposées par HP pour cet EliteBoard avec une puce AMD Ryzen AI 5 330 (4 cœurs, 8 threads, à la fréquence de base de 2 GHz pouvant monter jusqu’à 4,5 GHz), couplée à 16 Go de RAM en DDR5-5600 et un stockage de 512 Go sur un SSD NVMe plein format.