// FRANDROID — MOBILE & WEB
Test Kindle Scribe Colorsoft : la liseuse XXL d’Amazon voit la vie en couleurs, mais manque d’éclat
Le Kindle Scribe Colorsoft mêle les fonctionnalités de deux autres gammes de liseuses Amazon, à savoir la Kindle Scribe et la Kindle Colorsoft. Au menu donc, un stylet et des carnets de notes numériques, et un écran e ink couleurs. Cette liseuse est par ailleurs la Kindle la plus grande (11 pouces) et la plus chère jamais conçue par la marque. D’abord sortie uniquement outre Atlantique en automne 2025, elle est vendue depuis mi-juin dans nos contrées. Qu’attendre d’un tel produit ? La liseuse couleur haut de gamme d’Amazon relève-t-elle le défi face à la concurrence ? Voici notre avis sur le Kindle Scribe Colorsoft.
Le châssis du Kindle Scribe est pour quasi-dire irréprochable. Avec son écran de 11 pouces, la liseuse affiche des dimensions modérées de 18,9 x 24,5 cm et seulement 5,4 mm d’épaisseur. Le poids est tout particulièrement appréciable en main : avec 400 grammes sur la balance, elle sait se faire oublier.
Le châssis en aluminium profite de belles finitions. Quatre petits patins en caoutchouc lui permettent de bien rester en place sur une table. Notre coloris graphite est un gris foncé légèrement teinté de bleu, parfaitement sobre. Il existe un autre coloris nommé Figue, sorte de bordeaux (uniquement disponible sur la version 64 Go) qui doit quant à lui être très joli. Seule petite incompréhension de design pour moi : le stylet est lui… blanc. Pourquoi ne pas avoir fait un stylet coloris graphite ? Le blanc dénote un peu une fois accroché sur le côté de la liseuse. Surtout que le coloris Figue dispose bien, lui, d’un stylet assorti…
Contrairement à sa prédécesseuse, la nouvelle Scribe arbore un design symétrique avec quatre bords de même taille autour de l’écran. Il n’y a donc pas de « poignée » à gauche (ou en bas) pour s’en saisir. Cela pourra peut-être en déranger certains, mais le bord gauche s’avère tout de même assez large pour y poser son pouce.
Sur la tranche inférieure, vous trouverez le port USB-C pour la recharge. Le bord droit accueille quant à lui le bouton de déverrouillage et l’emplacement aimanté pour le stylet, où il se recharge automatiquement.
On regrette en revanche l’absence de certification contre l’eau. Pour un Kindle, et à ce prix-là… c’est étonnant.
Le Scribe Colorsoft dispose d’un écran de 11 pouces Amazon Colorsoft. Sa résolution en noir et blanc est de 300 ppp et de 150 ppp en couleurs.
Force est de constater qu’il ne nous a pas spécialement époustouflé. La saturation des couleurs est notamment moins bonne que sur les reMarkable paper Pro et Paper Move qui utilisent un écran Kaleido 3. Les couleurs sont particulièrement ternes si vous désactivez le rétroéclairage. Celui-ci est heureusement de très bonne qualité et sa température peut être réglée, ce qui est agréable si vous consultez la liseuse le soir.
Comme toujours sur les écrans e ink couleur, le contraste noir/blanc est beaucoup moins bon que sur une liseuse à écran noir et blanc. Résultat, l’écran est plus sombre et les lettres moins lisibles. Ainsi, il est quasi obligatoire de laisser un fond de rétroéclairage, même en journée – ce qui a fatalement un impact sur l’autonomie. On a même vite envie de le monter à fond pour avoir des couleurs plus visibles. Comparé à un Kindle classique, la différence est frappante sans rétroéclairage.
Mais soyons honnête et comparons ce qui est comparable, par exemple l’écran de la Kindle Scribe Colorsoft et celui de la ReMarkable Paper Pro, deux produits avec écran couleurs et sensiblement au même tarif. Voici les comparaisons sur un même fichier, sans rétroéclairage.