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Création française : HBO Max signe, Netflix et Disney+ contestent les nouvelles règles de financement
HBO Max vient de signer ses premiers accords avec la filière audiovisuelle française pour 2026 et 2027. Un choix qui tranche avec celui de Netflix, Disney+ et Prime Video, qui contestent actuellement devant le Conseil d’État une partie des nouvelles obligations imposées aux plateformes.
HBO Max poursuit son intégration dans le paysage audiovisuel français. La plateforme de Warner Bros. Discovery vient de conclure ses premiers accords interprofessionnels avec AnimFrance, l’USPA, le SPI, le SATEV, le SEDPA, la SACD et LaScam.
Ces accords fixeront pour 2026 et 2027 la manière dont HBO Max contribuera au financement de la création française. Comme les autres grandes plateformes, le service doit réinvestir une partie de son chiffre d’affaires réalisé en France dans la production audiovisuelle et cinématographique.
Depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, les règles ont toutefois évolué. Une partie de la contribution destinée à la production audiovisuelle doit désormais être orientée vers trois genres précis : l’animation, le documentaire de création et le spectacle vivant.Ce sous-quota monte progressivement en puissance : 12 % la première année, 16 % la suivante, puis au moins 20 % à terme. Les accords signés par HBO Max viennent justement inscrire la plateforme dans ce nouveau cadre. Le communiqué commun ne détaille pas les montants qui seront investis par genre. Warner Bros. Discovery insiste en revanche sur sa volonté de poursuivre son engagement dans la création française et de développer des productions capables de toucher à la fois le public français et international.
La signature intervient surtout dans un contexte particulier. Le 6 juillet dernier, Netflix, Disney+ et Prime Video ont chacune saisi le Conseil d’État pour contester ce nouveau fléchage d’une partie de leurs obligations de financement. Les plateformes estiment notamment que ces sous-quotas réduisent leur liberté éditoriale. HBO Max suit donc pour l’instant une autre voie en signant des accords qui intègrent ces nouvelles règles, sans pour autant que cela signifie que la plateforme les soutient publiquement.Ces engagements doivent encore être intégrés à la convention conclue avec l’Arcom. Ils donnent en tout cas un cadre plus précis à la contribution de HBO Max à la création française pour les deux prochaines années, au moment même où plusieurs de ses principaux concurrents tentent encore de faire modifier le dispositif.