// FUTURA SCIENCES — SPAZIO & SCIENZA
Une étudiante a conçu un parapluie qui produit de l’électricité : la prouesse tient dans sa toile !
À Singapour, des chercheurs de l’Université technologique de Nanyang ont développé une cellule solaire semi-transparente à base de pérovskite d’une épaisseur équivalente à un dix-millième de celle d’un cheveu humain, qui possède un rendement énergétique record pour une telle finesse.... Lire la suite
En Angleterre, une équipe de recherche des universités de Warwick et de Birmingham a mis pour la première fois en évidence qu’entre le point de départ d’une réaction chimique et le produit final, les étapes intermédiaires peuvent faire apparaître de nouveaux matériaux ayant des propriétés utiles pour l’énergie solaire, les batteries ou encore la catalyse.... Lire la suite
Afin d'accélérer la transition énergétique, toutes les surfaces peuvent désormais être mises à profit, même celles dont il était peu probable qu'elles puissent accueillir un jour des panneaux solaires.
Inventé à Paris en 1705 par le commerçant Jean Marius, le parapluie moderne, qui a pour caractéristique d'être pliant, sert à protéger de la pluie, fonction dont il s'acquitte avec une invariable efficacité, mais il pourrait faire aujourd'hui bien plus que cela puisque déplié, il peut également absorber le rayonnement solaire.
C'est en partant de ce principe que Victoria García Moreno, étudiante à l'Universidad Casa Blanca au Mexique, a mis au point le premier parapluie qui peut produire de l'électricité.
Présenté lors du prix James Dyson, ce prototype, encore à l'état de concept, est parfaitement fonctionnel. La toile du parapluie, qui offre une surface relativement importante pour capter le rayonnement solaire, a été entièrement recouverte de panneaux photovoltaïques.
À Singapour, des chercheurs de l’Université technologique de Nanyang ont développé une cellule solaire semi-transparente à base de pérovskite d’une épaisseur équivalente à un dix-millième de celle d’un cheveu humain, qui possède un rendement énergétique record pour une telle finesse.... Lire la suite
Toute l'électronique, soit la batterie externe, le circuit d'activation et les ports de sortie, a été intégrée à la poignée dans un boîtier cylindrique qui préserve la silhouette classique du parapluie. Deux boutons sont situés sur la face avant. L'un sert à allumer le système, l'autre à activer la charge. Encastrés à l'arrière de la poignée, des ports USB et USB-C permettent de recharger un smartphone ou une cigarette électronique. Le tout ressemble à un parapluie haut de gamme.
Le choix des matériaux a été opéré de façon judicieuse en tenant des contraintes mécaniques propres à ce type d'objet. Les panneaux photovoltaïques qui équipent le parapluie sont suffisamment flexibles pour résister à des torsions et à des chocs, tout en étant adaptables à des surfaces courbes pour pouvoir épouser parfaitement la toile du parapluie. Par ailleurs, ils sont étanches pour pouvoir être utilisés en extérieur et être exposés à la pluie sans être endommagés.
Cependant, la principale limite de ce concept innovant réside dans le caractère pliant du parapluie. Si les panneaux flexibles actuels peuvent sans problème encaisser un certain nombre de contraintes mécaniques, les pliages et dépliages répétés vont engendrer des concentrations de contraintes que les cellules rigides classiques supportent mal sur la durée.