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Sony imagine des PlayStation qui se réparent toutes seules grâce à l’IA
Vous allumez votre PlayStation 5 et êtes accueilli par un message d’erreur. Après quelques recherches infructueuses sur Internet, vous vous résignez à contacter le service client de Sony. Il vous indique qu’il va falloir installer un correctif manuellement. Vous y parvenez, mais ça vous aura fait perdre une bonne heure.
Maintenant, imaginez que tout ça ne soit plus nécessaire parce qu’une intelligence artificielle aura reçu la notification du problème, diagnostiqué ce qui ne va pas et déployé un patch. Sans que vous n’ayez eu à faire quoi que ce soit. C’est l’idée derrière un brevet déposé par Sony.
L’entreprise japonaise explique le fonctionnement de son système sur le site Patentlyze. À la base, un serveur distant héberge une intelligence artificielle constamment en attente d’un signalement.
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Quand la console (et dans l’absolu n’importe quel appareil de chez Sony) détecte quelque chose d’anormal, elle le fait savoir à l’IA en lui envoyant des données. Après analyse, l’IA décide si cela mérite une intervention. Dans ce cas, elle va utiliser des grands modèles de langage (LLM) pour créer un outil de diagnostic spécialement adapté au bug.
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Le programme est envoyé puis lancé sur l’appareil. Les informations récoltées sont ensuite renvoyées à l’IA, qui a alors deux choix, en fonction de l’urgence de la situation :
Utiliser l’intelligence artificielle pour réparer un appareil défaillant, c’est quelque chose que l’on commence à voir sur les smartphones Pixel de Google par exemple. Mais ici, l’IA serait capable de générer en temps réel un outil de diagnostic personnalisé pour, en théorie, plus d’efficacité quant à la compréhension du bug. Une grande force qui est aussi une faiblesse.
On peut en repérer deux principales. La première, c’est que l’IA chargée de développer un programme de diagnostic pourrait halluciner. C’est-à-dire croire que l’appareil présente un bug en réalité inexistant, ou ne nécessitant pas le correctif envisagé. En déployant un patch censé arranger les choses, l’IA pourrait au contraire aggraver la situation, voire « briquer » la console dans le pire de cas.
La seconde limitation concerne la sécurité de l’ensemble. On parle d’une IA capable d’envoyer du code à des appareils et de le faire exécuter. On imagine donc sans mal que les cybercriminels chercheront à intercepter l’envoi pour modifier le programme ou le remplacer par un de leur cru, chargé de voler nos données personnelles.