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Actualité : “C'est comme un passager qui vous rassure à tort” : en Belgique, la Tesla quasi autonome vous pousse à l'excès de vitesse
Lors d'un test indépendant mené en Belgique, l'aide à la conduite de Tesla a dépassé la limite sur plus de la moitié des tronçons à 30 km/h, en affichant au conducteur un 50 km/h fantaisiste. Le rapport tombe au pire moment pour Elon Musk : l'Union européenne pourrait se prononcer le 6 octobre sur l'autorisation du système.
© Casimiro PT - La conduite assistée de Tesla sous la loupe d'une association belge, à quelques jours d'un vote européen décisif.
Trois mois après avoir décroché son sésame belge, le Full Self-Driving passe son premier examen indépendant, et la copie revient couverte de rouge. L'ASBL Johanna.be, qui défend la sécurité des piétons et des cyclistes, a soumis le logiciel à l'épreuve des rues bruxelloises du 20 au 22 juillet, sur environ 400 km. Son rapport, transmis au ministère flamand de la Mobilité et au régulateur néerlandais RDW, réclame ni plus ni moins un réexamen des autorisations accordées.
Le chiffre fait grincer des dents. Selon les constats relayés par la RTBF, la Tesla a franchi la limite légale dans 55 % des tronçons en zone 30 testés, avec une moyenne de 44 km/h dans ces cas, et davantage encore quand la circulation était fluide.
Plus troublant, les caméras identifiaient correctement le panneau 30, puis l'écran annonçait 50 km/h au conducteur censé superviser la machine.
C'est comme un passager qui rassurerait sans cesse le conducteur en lui répétant que la limite est de 50 km/h dans presque chaque zone 30 traversée.
Les vidéos montrent aussi des tentatives de dépassement de cyclistes dans des rues cyclables, où la manœuvre est proscrite. L'association reconnaît en revanche au système une conduite prudente et courtoise face aux piétons et aux vélos, avec des cessions de passage souvent anticipées.
Après le feu vert du RDW en avril, la Belgique avait emboîté le pas en juin, à l'issue d'une campagne de 5 000 km, comme nous le racontions dans notre article sur l'arrivée du FSD chez nos voisins. Xavier Lesenne, porte-parole du ministère flamand de la Mobilité, défend un système apprenant et rappelle que le conducteur demeure “100 % responsable”.
La Suède et d'autres États membres ont déjà exprimé leurs inquiétudes sur la vitesse. Paris, qui attend la décision européenne pour trancher, dispose désormais d'une pièce de plus au dossier.
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