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Actualité : Impôts, pensions et taxe foncière : le triple choc qui menace les retraités en 2027
Entre le rabotage de l’abattement fiscal, le gel des pensions et une taxe foncière indirectement rehaussée, le budget 2027 réserve plusieurs surprises aux retraités.
© New Africa/Shutterstock - S'attaquer aux retraités avant l'élection présidentielle, le couperet s'apprête à tomber avec plusieurs décisions impactant pensions et taxes
Pour boucler le budget 2027 et freiner le déficit public, le gouvernement s’apprête à intensifier la pression sur les 17,3 millions de retraités français. Avant le début des débats ce 1er octobre 2026, la révision de l’abattement fiscal de 10 %, le rehaussement du barème de l’impôt sur le revenu, la sous-indexation de certaines pensions et les nouveaux barèmes d’exonération de la taxe foncière sont sur la table. Des mesures qui visent le pouvoir d’achat des anciens cotisants, alors que celui des actifs est rogné depuis des années à coups de hausses de prélèvements et d’allongement de la durée de cotisation.
L’exécutif fait grincer des dents depuis quelques jours, avec des coupes budgétaires envisagées sur les retraités. Pour commencer, un abaissement du plafond de l’abattement fiscal de 10 % à 3 000 €, contre 4 439 € aujourd’hui. Un effort qui permettrait d’engranger 1,4 milliard d’euros d’économies pour l’État. Ceux touchant moins de 30 000 € par an seraient épargnés, alors que les contribuables percevant plus de 2 500 € bruts mensuels pour un célibataire et 1 250 € par conjoint en couple devront mettre la main à la poche.
Ce tour de vis s’accompagnerait d’un autre coup de frein inédit, cette fois-ci concernant la revalorisation des pensions de base. Selon l’avant-projet de loi budgétaire, les montants situés entre 1 260 et 2 034 € par mois subiraient une sous-indexation par rapport à l’inflation de 2026, tandis que les retraites supérieures verraient les leurs purement et simplement gelées. Seules les retraites les plus modestes suivraient ainsi l’évolution des prix, actant un recul net de pouvoir d’achat pour des millions de foyers.
Le vrai piège se cache cependant derrière la taxe foncière. En rabotant la déduction de 10 %, le fisc gonfle automatiquement le revenu fiscal de référence (RFR). Résultat, des milliers de retraités vont dépasser les plafonds d’exonération fixés à 13 049 € pour une personne seule et 20 018 € en couple après 75 ans. En franchissant cette ligne rouge, ils perdent leur dispense d’impôt local sur leur logement et voient en plus grimper leur taux de CSG.
Bonne nouvelle tout de même du côté du barème de l’impôt sur le revenu, où l’indexation sur l’inflation (estimée à 2 %) serait bien maintenue. Cette revalorisation mécanique évitera aux contribuables de basculer trop vite dans une tranche supérieure. Pourtant, face au rabotage de l’abattement fiscal et au gel partiel des pensions, ce bouclier restera bien insuffisant pour enrayer la perte de niveau de vie des seniors.
Après des années de sacrifices portés en grande partie par les actifs, toucher au pouvoir d’achat des seniors relève du quitte ou double politique pour Macron et son parti. À l’approche de l’élection présidentielle, ce rééquilibrage fiscal sans précédent pourrait peser très lourd dans les urnes.
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