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"La surveillance n'est plus assurée" : 3 décès par noyades en 2 jours dans l'Hérault
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Pascal Doucet-Bon
Dans l'Hérault, trois baigneurs sont morts sur le littoral en moins de 24 heures. Depuis le mois de septembre, certaines plages ne sont plus surveillées.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Un homme de 75 ans est décédé sur une plage de la Grande Motte (Hérault), mardi 22 septembre. Il a été retrouvé inconscient, flottant dans l'eau. En deux jours seulement, on compte trois noyades sur le littoral près de Montpellier. Les températures dépassaient, en début de semaine, les 30 degrés. Les personnes décédées étaient âgées de 75 à 88 ans.
Certains nageurs préfèrent ne pas trop s'éloigner de la côte par sécurité. "En cas de crampes, on peut vite se rapprocher. Quand on est parti à la bouée des 400 mètres, le temps de rentrer… En plus il n'y a pas de poste de sécurité à partir du mois de septembre", souffle l'un d'eux. En juillet et en août, depuis la mer comme depuis la plage, la surveillance des baigneurs est assurée tous les jours. Mais aujourd'hui, ce n'est plus le cas.
"Vous remarquerez que la flamme n'est pas hissée, ce qui veut dire que la surveillance n'est plus assurée. Les surveillants de baignade ont quitté leur poste au 31 août", détaille Jean-Michel Weiss, directeur de la police municipale de La Grande-Motte. La mairie de la Grande Motte se pose la question d'étendre la période de surveillance à l'arrière-saison. Problème : la disponibilité des nageurs sauveteurs, souvent étudiants, et le financement.
"Les villes n'ont pas d'aides, ni de la région, ni de départements, et encore moins de l'État, pour assurer la surveillance. Donc ce sont des choix politiques", reprend Jean-Michel Weiss, "Effectivement, on pourra se poser ce type de questions, mais la fréquentation au mois de septembre n'étant pas du tout la même, on pourrait se poser la question d'ouvrir les postes de secours dès le mois d'avril, dans ces cas-là."
Sur la côte atlantique, où les courants sont souvent dangereux, Lacanau (Gironde) est une des rares communes du littoral où la plage principale est encore surveillée. Ce qui rassure de nombreux baigneurs : "Les vagues sont assez fortes aujourd'hui et donc, c'est plutôt bien de savoir qu'il y a des sauveteurs à côté", confirme une jeune femme.
Alexis Livintzeff, maître-nageur sauveteur, abonde : "Je pense qu'il y a des baigneurs quand même de plus en plus tard et puis, l'air de rien, avec le réchauffement climatique, on a quand même des températures d'eau qui sont de plus en plus douces hors saison. Il ne faut pas oublier que le danger reste présent, que ce soit l'été ou en dehors."