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Dormir mal ne fatigue pas seulement : certains symptômes pourraient annoncer une hypertension
Un tiers de notre existence se déroule dans les bras de Morphée, pourtant la plupart d'entre nous ignorent leurs véritables besoins de repos. Chaque tranche d'âge requiert une durée spécifique de sommeil pour optimiser santé physique et mentale. Cette négligence du repos nocturne compromet notre bien-être et notre longévité de façon dramatique.... Lire la suite
Un Français sur trois souffre d'hypertension artérielle, un facteur de risque majeur pour les maladies cardiovasculaires. Face à cette condition silencieuse mais dangereuse, le moment de la prise du traitement suscite bien des questions. Matin ou soir ? Des études récentes apportent un éclairage nouveau sur cette problématique qui concerne des millions de patients.... Lire la suite
Et si certains troubles du sommeil étaient aussi des signaux d'alerte pour votre santé cardiovasculaire ? Une nouvelle étude suggère que deux symptômes très fréquents pourraient mériter davantage d'attention.
Dormir ne consiste pas seulement à accumuler des heures de sommeil. La façon dont vous vous endormez et votre niveau de vigilance pendant la journée peuvent aussi en dire long sur votre santé. C'est ce que montre une étude présentée au congrès SLEEP 2026, la conférence annuelle des Associated Professional Sleep Societies, qui s'est intéressée au lien entre certains troubles du sommeil et le risque de développer une hypertension artérielle.
L'étude a porté sur 1 741 adultes de la cohorte Penn State. L'analyse a inclus 786 participants sans hypertension au départ, suivis pendant 7,5 ans en moyenne. Tous les participants ont subi un enregistrement polysomnographique de huit heures.
Les chercheurs se sont intéressés à un symptôme fréquent : la somnolence diurne excessive, caractérisée par une envie importante de dormir dans la journée ou des accès de sommeil difficiles à contrôler.
Selon l'enquête 2026 de l'Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV), 35 % des Français déclarent souffrir d'hypersomnolence. Cette proportion atteint 46 % chez les moins de 35 ans et 61 % chez les travailleurs de nuit.
Les résultats montrent que les personnes concernées présentaient un risque 52 % plus élevé d'être déjà hypertendues et un risque 74 % plus élevé de développer une hypertension artérielle au cours du suivi, comparativement aux participants qui ne souffraient pas de somnolence excessive.
Les participants souffrant de somnolence diurne excessive présentaient un risque jusqu'à 74 % plus élevé de développer une hypertension. Ce risque était plus de trois fois supérieur lorsqu'ils mettaient aussi plus de 30 minutes à s'endormir. © Andrey_Popov, Shutterstock.com
Les chercheurs ont ensuite examiné un second indicateur : le temps nécessaire pour s'endormir. Ils ont considéré qu'une latence d'endormissement d'au moins 30 minutes traduisait une difficulté importante à trouver le sommeil.