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Googlebook et Linux : après Windows, Qualcomm étend son influence dans le monde du PC
Le terrain avait été préparé en 2025 et c’est bien pendant ce Snapdragon Summit de Qualcomm que les nouveaux PC de Google ont été annoncés. Se positionnant en vrais concurrents de Windows, les Googlebook fonctionnent sous Googlebook OS dont le nom de code était Aluminium OS.
Bien plus polyvalent et puissant que ChromeOS, ce système d’exploitation basé sur Android (et donc à noyau Linux) n’est pour l’heure disponible que sur deux types de puces : les Core d’Intel et les Snapdragon de Qualcomm. Un Qualcomm qui a profité de sa grande conférence pour ajouter la compatibilité avec un troisième système d’exploitation, le très célèbre Linux. Après avoir dominé le monde du smartphone et bataillé pendant des années pour assurer la compatibilité (presque) complète sous Windows, Qualcomm accélère encore sur le marché des PC portables.
Et il devient ainsi le premier acteur à pouvoir chambouler le duopole historique Intel/AMD.
Sur les cinq modèles de la première vague de Googlebook annoncés par Google, seuls deux fonctionnent avec des puces Intel : les appareils des Taïwanais Acer et Asus. Les trois autres modèles de Dell, HP et Lenovo sont pilotés par la première génération de Snapdragon X Elite de Qualcomm. On peut y voir un beau succès.
Car il a fallu des années à Qualcomm pour représenter une alternative crédible à Intel/AMD dans le monde des PC Windows. Annoncé en 2017, le partenariat entre Microsoft et Qualcomm a d’abord abouti à une simple puce de smartphone placée dans un PC. Le premier rejeton de cette alliance, l’Asus NovaGo TP370QL, lancé en 2018, était lent à mourir et les incompatibilités logicielles souvent insupportables.
En 2019, Microsoft va plus loin en intégrant une version légèrement améliorée du Snapdragon 8cx (appelée SQ1) pour la première fois dans un produit Surface (la Surface Pro X). Là encore, les performances sont médiocres, de nombreux logiciels sont émulés (et donc lents) et les incompatibilités légion. Les deux partenaires vont serrer les dents jusqu’au lancement des Surface Laptop 7 et Surface Pro 11 à l’été 2024.
Comme toutes les machines de Lenovo, Asus et les autres équipées du très puissant Snapdragon X Elite, ces Surface sont les premières à vraiment convaincre avant que la seconde génération, les Snapdragon X2 Elite lancés au printemps dernier, finisse par (enfin !) positionner Qualcomm comme une alternative solide à Intel et AMD.
« Les résultats de notre gamme informatique sont excellents. Les PC Windows sous Snapdragon, c’est plus de 7 300 applications natives, plus de 1 800 appareils validés, 120 enseignes de revente combinant 12 300 magasins qui nous distribuent et plus de 155 000 vendeurs formés à nos solutions », s’est félicité Kedar Kondap, vice-président senior et directeur général de la division Compute et Gaming de Qualcomm.
Si Qualcomm a lutté presque une décennie pour exister sous Windows, cette longue traversée du désert n’a pas été vaine : l’entreprise part sur les chapeaux de roues dans la nouvelle gamme des Googlebook.
Destiné à réellement bousculer Windows et macOS, Googlebook OS est un système d’exploitation « qui dépasse les limitations techniques de ChromeOS », nous a-t-on expliqué pendant les démonstrations de l’OS lors du Snapdragon Summit. Très tourné vers l’IA et l’agentique, l’OS dispose d’un système de fichiers, d’une puce de sécurité Titan soudée à la carte mère et d’équipements PC haut de gamme. Mais l’atout d’importance pour Qualcomm est que Googlebook OS est conçu autour d’un socle Android.