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Actualité : La Lune n’est plus un rêve : la Nasa prépare le premier endroit où vivre hors de la Terre
Rovers, drones sauteurs, landers commerciaux et même un rover martien recyclé : lors d'un briefing tenu le 30 juin, la NASA a détaillé la première phase de construction de Moon Base, la future base permanente au pôle Sud lunaire.
© Nasa - Vue d’artiste officielle montrant un astronaute observant l’atterrissage d’un module lunaire près du pôle Sud de la Lune. La Terre apparaît au ras de l’horizon, au-delà du site d’alunissage.
Deux mois après le retour réussi d'Artemis 2, qui a envoyé quatre astronautes autour de la Lune en avril, la Nasa accélère. Lors d'une conférence virtuelle animée par l'administrateur Jared Isaacman et Carlos García-Galán, directeur du programme Moon Base, l'agence a annoncé une série de contrats et de missions qui dessinent concrètement l'architecture de la première implantation humaine permanente sur un autre corps céleste.
La Nasa a attribué de nouveaux contrats d'atterrissage à trois entreprises américaines dans le cadre du programme CLPS (Commercial Lunar Payload Services). Astrobotic (lander Griffin 1), Firefly Aerospace (Blue Ghost) et Intuitive Machines (Nova C) livreront des charges utiles scientifiques et technologiques au pôle Sud lunaire.
Four new Moon deliveries. One shared goal. 🌕 @NASA is increasing the cadence of lunar exploration with four newly announced commercial lunar lander missions that will deliver NASA science and technology payloads to expand scientific discovery and help advance the capabilities… pic.twitter.com/02hKTkDReg
Deux de ces missions (Moon Base II et III) visent un lancement au second semestre 2026. Moon Base I, confiée à Blue Origin, glisse toutefois au début 2027 après l'explosion de son lanceur New Glenn le 28 mai dernier.
L'annonce la plus inattendue concerne PROMISE (Polar Rover for Observation, Mapping and In-Situ Exploration), un projet visant à envoyer sur la Lune le rover de test qui a servi de doublure terrestre à Perseverance et Curiosity.
We're thinking about it. pic.twitter.com/oQosHFPV10
Cet engin, actuellement entreposé au Jet Propulsion Laboratory, est alimenté par un générateur thermoélectrique à radio-isotopes (RTG), ce qui lui permettrait de fonctionner dans l'obscurité permanente des cratères polaires. "Il y a très peu de choses qui nous empêcheraient d'utiliser ce matériel", a déclaré Isaacman.
Autre volet du plan : la mission MoonFall, dotée d'un budget de 75 millions de dollars confié à Firefly Aerospace.