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Test Honor Magic V6 : la formule magique de Honor a un prix, mais fonctionne toujours
Le Honor Magic V6 pousse le smartphone pliant dans ses retranchements avec un design toujours plus fin, une batterie généreuse et une fiche technique musclée. Mais sur fond de crise de la RAM, on est en droit de se demander si s'offrir la nouveauté mérite de vendre un rein.
Honor fait évoluer sa famille de pliants avec le Magic V6, un smartphone qui arrive sur un terrain encore réservé aux technophiles disposant d’un budget confortable. Le format livre garde en effet ses freins habituels : prix élevés, intérêt variable pour un très grand écran, difficulté à combiner finesse, autonomie, photo, robustesse et durabilité.
Le contexte de sortie est par ailleurs très animé, entre la période estivale propice aux pliants, les prochains Samsung Galaxy Z, le Google Pixel 11 Pro Fold et l’ombre d’un modèle Apple attendu à la rentrée.
Crise des composants oblige, la note grimpe à 2229 €, même si la précommande adoucit la facture avec un tarif ramené à 1629 € et 450 € de cadeaux. À ce niveau, il se frotte évidemment au Z Fold 7 sorti en 2025 et au récent Motorola Razr Fold, avec de sacrés arguments sous le capot : Snapdragon 8 Elite Gen 5, configuration 16/512 Go, batterie de 6660 mAh, charge rapide à 80 W, charge sans-fil à 66 W, certification IP68/69 et suivi logiciel en béton.
Le Honor Magic V6 ne promet donc pas de rendre le pliant populaire du jour au lendemain ; il tente surtout de le rendre à la pointe en réunissant tout le savoir-faire du constructeur chinois, autrefois filiale de Huawei.
Le Honor Magic V6 soigne son tour de taille. Fermé, il mesure 156,7 x 74,5 mm pour 8,75 mm d’épaisseur. Ouvert, il passe à 156,7 x 145,6 mm et tombe à 4 mm. Pour un pliant au format livre, le résultat est franchement maîtrisé, car dans une poche, il ne donne pas l’impression de transporter une brique. Le port USB-C trouve encore sa place, mais si la course à la finesse continue, il faudra accepter à l’avenir de se passer de la charge filaire.
Sur la balance, le terminal affiche 224 g. Notre exemplaire de test est donc plus léger que l’Apple iPhone 17 Pro Max à épaisseur égale, malgré son grand écran interne. La prise en main profite surtout d’un bon équilibre : le bloc photo ne fait pas porter le poids du téléphone vers l’avant lorsqu’il est fermé et l’ensemble reste stable une fois posé à plat, ce qui n’était pas gagné avec sa carrure de bossu. Reconnaissons toutefois que ce bloc circulaire est moins protubérant que son aîné.
L’écran principal 6,52 pouces occupe environ 88 % de la façade, tandis que l’afficheur interne de 7,95 pouces couvre un peu plus de 89 % de l’espace disponible. La pliure centrale devient encore plus discrète, tandis que les deux écrans profitent d’un traitement antireflet (nous y reviendrons). La charnière, elle, oppose une résistance agréable, se referme avec un petit clic net et serait conçue pour 500 000 ouvertures/fermetures, soit environ 10 ans d’usage. Nous faisons le choix de leur faire confiance, autrement nous aurions pris beaucoup de retard sur ce test…
Notre modèle de test joue clairement la carte du raffinement. Son dos rouge satiné, doux au toucher, laisse apparaître de fins motifs selon l’angle de la lumière et repousse efficacement les traces de doigts. Le cadre doré crée un contraste étonnamment harmonieux, sans tomber dans le bling-bling gratuit. Honor propose aussi des versions or avec une finition composite multicouche, blanc et noir pour ceux qui préfèrent rester plus sages.
Le châssis métallique de l’appareil renforce la sensation de solidité et accentue le côté ultra-premium, tandis que la disposition reste classique : boutons de volume sur la tranche, touche d’alimentation avec lecteur d’empreintes digitales efficace et reconnaissance faciale en renfort. Si l’ouverture à une main demande un peu de dextérité, la fermeture, elle, se fait sans gymnastique particulière.