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Votre clim jette de l’énergie par les fenêtres : ces nouvelles machines Samsung et Midea la récupèrent pour chauffer l’eau
En 2026, plusieurs marques d’équipement thermique mettent en avant le même argument : une seule unité extérieure qui gère la climatisation, le chauffage et l’eau chaude sanitaire (ECS).
Daikin l’a annoncé via un communiqué de presse avec sa X Series, Samsung a présenté son propre système fin janvier, et Midea (le père du fameux PortaSplit) propose ce genre de produit depuis 2024. Sur le papier, tout le monde fait la même chose. Dans les faits, la vraie rupture technique n’est pas dans le « tout-en-un » mais dans une fonction que deux de ces trois machines savent faire, mais une seule sur tout le périmètre.
Cette fonction, c’est la récupération de chaleur. En clair : quand la clim refroidit une pièce, elle extrait de la chaleur qu’il faut bien évacuer quelque part. La plupart des systèmes la rejettent dehors. Un système à récupération, lui, récupère cette chaleur perdue et la renvoie vers le ballon d’eau chaude.
Vous refroidissez le salon, et cette énergie sert à chauffer votre douche du soir. C’est ce détail qui sépare les trois offres, et il mérite qu’on y regarde de plus près pour mieux comprendre comment ça fonctionne chez les différentes marques.
Une pompe à chaleur classique réversible, comme la Daikin X Series, fonctionne avec un seul circuit frigorifique piloté par une vanne qui ne peut aller que dans un sens à la fois : soit tout chauffe (chauffage + eau chaude), soit tout refroidit (clim).
Le compresseur, ce composant qui met le fluide sous pression et fait tourner le cycle, sait répartir sa puissance entre plusieurs usages, mais uniquement dans le même sens thermodynamique. Conséquence concrète : impossible de climatiser une pièce tout en récupérant cette chaleur pour l’eau chaude. Il faut soit prioriser un usage à la fois, soit passer par un appoint électrique (une résistance qui chauffe l’eau).
La récupération de chaleur, elle, repose sur des échangeurs indépendants qui captent la chaleur évacuée pendant le refroidissement et la redirigent en temps réel vers l’eau chaude ou le chauffage.
Ce n’est pas un gadget marketing sorti de nulle part : c’est le principe des systèmes VRF « heat recovery » utilisés depuis des années dans les hôtels et les bureaux, transposé ici au logement individuel.
Le gain d’efficacité est réel : sur cette fonction précise, Samsung annonce un COP pouvant grimper jusqu’à 8,2 et, selon le constructeur, un doublement de l’efficacité de production d’eau chaude dans certaines conditions.
Le COP, ou coefficient de performance, mesure l’énergie produite pour un kilowattheure consommé : 8,2, ça veut dire près de huit fois plus de chaleur récupérée que d’électricité avalée. Un chauffe-eau électrique classique plafonne, lui, autour de 1 et un cumulus thermodynamique (qui intègre une pompe à chaleur) tourne autour de 3.