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Des "images d'une rare violence" : une enquête ouverte à Belfort pour la tentative d'homicide volontaire visant un policier en marge des manifestations lycéennes
"Le policier volontairement ciblé a été hospitalisé après avoir perdu connaissance", a annoncé le ministre de l'Intérieur, précisant que son état n'inspirait "plus d'inquiétude".
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Sur des images mises en ligne sur le réseau social X, vendredi 2 octobre, par le syndicat de policiers Alliance, on voit un fonctionnaire être poursuivi par plusieurs personnes, puis jeté à terre et frappé, à Belfort (Territoire de Belfort), en marge des blocages organisés aux abords des lycées. "Ces images d'une rare violence sont insoutenables", a réagi le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez.
Blocages des lycées : suivez l'évolution de la situation en direct
Une enquête a été ouverte par le procureur de Belfort pour tentative d'homicide volontaire, a annoncé Laurent Nuñez, qui promet que "tout sera mis en œuvre pour identifier les auteurs de cet acte abject". Dans sa publication sur X, Laurent Nuñez apporte aussi son "soutien" aux forces de l'ordre "qui interviennent dans des conditions difficiles". Quand les policiers et gendarmes "engagent la force, conformément à mes instructions, ils ne font pas face à des manifestants mais à des émeutiers", conclut-il.
Le ministre précise que le "policier volontairement ciblé a été hospitalisé après avoir perdu connaissance", mais que "son état n'inspire heureusement plus d'inquiétude majeure à cette heure". Lors d'un point-presse vendredi après-midi, le procureur de Belfort a indiqué qu'il avait pu s'entretenir avec lui.
Les fait se sont déroulés vendredi à 9h15, aux abords du lycée Gustave-Courbet de Belfort, alors que l'officier en civil venait d'interpeller un jeune homme, a d'abord précisé à l'AFP le procureur de Belfort, Paul-Edouard Lallois. Le policier "a été pris à partie par une horde sauvage de jeunes gens qui l'ont fait tomber au sol et roué de coups de poing et de pied, notamment au niveau de la tête", a-t-il poursuivi.
Le policier en civil cherchait à interpeller ce jeune homme car il "était suspecté d'avoir débuté un incendie sur la zone herbeuse qui entoure la zone proche du lycée", a précisé le procureur lors de son point-presse vendredi après-midi. "Ce commandant de police s'est rapidement retrouvé encerclé par une horde d'individus particulièrement agressifs vraiment à son encontre", a poursuivi Paul-Edouard Lallois. Des renforts de police "sont rapidement intervenus pour disperser le groupe d'agresseurs" et porter secours au policier. "Choqué", il doit "subir des examens en fin de journée". Il a été "frappé à la tête à plusieurs reprises", a ajouté le magistrat.
Le procureur de Belfort a rapporté que des vidéos étaient "actuellement en cours d'exploitation", "sur lesquelles nous pouvons bien distinguer plusieurs individus portant des coups directement au niveau de la tête du commandant de police avec des propos qui, à ce stade, en tout état de cause, laissent peu de doute sur la volonté d'agresser".
Un adolescent de 17ans, scolarisé dans cet établissement, a été interpellé dans la foulée. "Il n'a pas participé directement mais admet qu'il était présent dans le groupe d'agresseurs", a précisé le procureur lors de son point-presse, qui a affirmé que son arrestation avait pu avoir lieu à partir des "constations visuelles". Son "rôle n'a pas été défini à ce stade". Ce jeune homme, dont la garde à vue est toujours en cours, n'a pas d'antécédents judiciaires. "Les investigations se poursuivent pour identifier les autres personnes du groupe", a ajouté Paul-Edouard Lallois.