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Comment expliquer cette flambée de violence dans les manifestations ?
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Depuis le début du mouvement de protestation des lycéens en France, de nombreux incidents violents ont été aperçus. Si les forces de l'ordre estiment se retrouver en danger, de nombreux manifestants dénoncent des techniques de maintien de l'ordre disproportionnées.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Incendies. Agression contre un professeur à La Ciotat (Bouches-du-Rhône). Vives tensions avec la police à Lannion (Côtes-d'Armor). Dans de nombreuses villes, petites ou grandes, l'escalade. Pourquoi un tel niveau de violence ? C'est la question que se pose aujourd'hui le commissaire Romain Lehman à Saint-Chamond (Loire).
Jeudi matin, il est intervenu devant un lycée pour repousser de jeunes manifestants qui, dit-il, lançaient des projectiles. "Ils étaient entre 50 et 100, ils ont avancé sur notre position en nous tirant des mortiers d'artifice. Le projectile a tapé exactement ici (au niveau du torse), il a déchiré le gilet tactique et en dessous, du coup, c'est venu brûler ma peau au niveau du thorax", assure-t-il.
Dix jours d'ITT et un tympan perforé. "C'est la première fois qu'on est confronté à ce niveau de violence. C'est un phénomène qui s'apparente bien plus à des violences urbaines qu'à une manifestation", estime Romain Lehman.
Les tirs de mortiers, interdits et pourtant visibles partout depuis le début de la semaine, sont dangereux, mais spectaculaires. Les images sont filmées en masse, diffusées de manière virale par les lycéens. "Après, je vais le poster. On le poste sur Snapchat, sur TikTok. Ça fait de la visibilité. Les gens, ils en entendent parler. Ça va engrener même d'autres lycéens à le faire", indique un jeune homme, quand un autre approuve : "On fait ça pour envoyer un message à l'Éducation nationale. Le seul moyen de se faire entendre, c'est de faire ça."
L'expression d'une colère qui couve et des manifestants qui dénoncent des techniques de maintien de l'ordre disproportionnées. À Pamiers (Ariège), le blocus du jeudi 1er octobre s'est terminé dans la confusion lorsque la police est intervenue. D'après la préfecture, en réponse à des tirs de mortiers, sans raison, selon un professeur responsable syndical. "À aucun moment les élèves n'ont cassé. Il n'y a pas la moindre dégradation sur le lycée. Les grenades lacrymogènes pleuvent sur les enfants, et qui se mettent à courir dans tous les sens. C'est l'intervention des forces de l'ordre qui a créé les conditions du désordre", estime Laurent Murati, professeur de français.
Depuis le début du mouvement, 5 000 manifestants ont été interpellés. Cinq enquêtes ont été ouvertes par l'IGPN, la police des polices.
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