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Colère des lycéens : les parents tiraillés entre soutien et inquiétude
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Alors que de nombreux lycéens français manifestent leur colère aux quatre coins du pays, et que des heurts en surviennent, les parents doivent également se positionner.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Ils ont vu leurs enfants dans les rues, manifester avec conviction. Quel regard portent les parents sur le mouvement des lycéens ? Nous avons fait dialoguer plusieurs familles partout en France. Eowyn Beccarel, lycéenne, a manifesté ces derniers jours et assume cet engagement aux côtés de son père : "Il y a des lycéens qui n'ont pas de clim, pas de chauffage, leurs locaux ne sont pas en bon état, les horaires ne sont pas toujours acceptables."
Son père, Xavier Beccarel, comprend cette démarche : "Moi, je trouve que c'est bien que ce soient les lycéens qui se mobilisent eux-mêmes pour faire entendre leur voix et dire : "Nous aussi, on est acteurs de ce qui se passe et on a notre mot à dire. Ça serait bien de nous écouter un peu.'"
Un dialogue entre générations dans lequel Fantine Chapellière-Cribier et son père, arrivent à se comprendre à travers des ressentis partagés. "J'ai calculé, on fait autant d'heures que mes parents, donc ça fait quand même un peu beaucoup, d'autant plus qu'il faut profiter un peu de notre jeunesse", estime-t-elle. "Nous aussi, on avait des heures pas possibles d'étude et de révision, mais c'est comme ça. Aujourd'hui, peut-être qu'ils en ont vraiment marre", juge son père, Florian Chapellière.
Face aux débordements, certains adultes ont dû intervenir. Sur les réseaux sociaux, on aperçoit une femme aller chercher celui qui semble être son fils, ou cet homme récupérer cet adolescent manu militari.
La violence, un père à Beauvais (Oise) ne la comprend pas. "Ce sont les forces de l'ordre qui sont prises à partie, ce sont les professeurs. On est où ? Est-ce qu'on a besoin de ça en France aujourd'hui ? Ça pose question", clame-t-il, alors que son fils dit "comprendre les revendications", mais ne pas "tolérer les actes".
Pierre-Emmanuel a eu du mal à comprendre son fils Lucas. Certaines revendications lui semblaient futiles et immatures, mais en discutant, il a pris conscience de la grande angoisse ressentie par son fils pour son avenir. "C'est difficile de me mettre à sa place parce que nous, il y avait quand même moins de pression. Il n'y avait pas Parcoursup. À titre d'exemple, j'ai eu un peu plus de 12 au bac, mention assez bien, j'ai pu rentrer dans une fac de médecine", indique le père. "C'est beaucoup plus difficile aujourd'hui. C'est très sélectif. Je veux faire une classe préparatoire aux grandes écoles et je sais qu'il va falloir que je sois parmi les meilleurs. Ça fait une très grosse pression quand même", assure le fils. Mardi 6 octobre, la principale fédération de parents d'élèves appelle à défiler aux côtés des lycéens.
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