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Sports extrêmes : sous la glace, face au vide… qu’est-ce qui les pousse toujours plus loin ?
Explorateur polaire - Membre de la société des explorateurs français
Le froid extrême, le vertige, le danger : pour certains, repousser les limites n’est pas seulement une passion, c’est un métier. Deux univers saisis par l’objectif d’Andy Parant, photographe professionnel spécialisé dans les sports d’action et l’outdoor, qui n’hésite pas lui-même à s’immerger au cœur de l’extrême pour décrocher l’image. Découvrez l’envers de ces métiers hors norme, où préparation, maîtrise du risque et engagement permettent d’aller là où peu d’entre nous oseraient s’aventurer.
Dans l'épisode 1 de notre série consacrée aux sports extrêmes, Escales part à la rencontre d'Alban Michon, explorateur polaire et spécialiste de la plongée sous glace et bien d'autres fabuleuses découvertes/passion vous attendent. Et ce n'est que le début : d'autres univers, d'autres passions et d'autres personnalités hors norme vous attendent au fil de cette série
Le froid extrême, le vertige, le danger : pour certains, repousser les limites n'est pas seulement une passion, c'est un métier. Dans l'épisode 1 de notre série consacrée aux sports extrêmes, Escales part à la rencontre d'Alban Michon, explorateur polaire et spécialiste de la plongée sous glace. À travers l'image saisissante du photographe Andy Parant, découvrez l'envers d'un métier hors norme, où préparation, maîtrise du risque et engagement permettent d'évoluer dans l'un des milieux les plus hostiles qui soient.
Sous la banquise du pôle Nord, au milieu des icebergs du Groenland ou dans l'immensité du passage du Nord-Ouest, Alban Michon a fait du froid extrême son univers professionnel. Son parcours et ses expéditions sont déjà à découvrir dans son portrait sur Futura.
Mais que signifie réellement « être explorateur » ? L'aventure n'est que la partie spectaculaire du métier. Avant de partir, il faut préparer l'expédition, connaître l'environnement, penser l'autonomie et la navigation, tester le matériel, anticiper les risques, mais aussi rechercher financements et partenaires. Un travail largement invisible lorsque l'on ne retient que les images extraordinaires rapportées de ces territoires.
Plonger sous la glace ne laisse aucune place à l’improvisation. Froid extrême, accès limité à la surface, ligne de sécurité, risque de givrage du détendeur et protection thermique : cinq contraintes qui montrent combien l’anticipation est au cœur de cette pratique. © Agnès Bugin/IA, tous droits réservés.
Et sous la glace, cette préparation prend une dimension très concrète. Sous la glace, le danger est aussi au-dessus de vous ! C'est une évidence qui suffit pourtant à provoquer un certain malaise : sous une couche de glace, remonter vers la surface ne signifie pas nécessairement retrouver l'air libre. La glace constitue un plafond. Le plongeur évolue dans un environnement où l'accès à la sortie doit être maîtrisé, avec des contraintes auxquelles viennent s'ajouter le froid, l'orientation, le stress et celles imposées au matériel. Les très basses températures peuvent notamment favoriser le givrage d'un détendeur et provoquer sa mise en débit continu. En plongée en eau froide, équipement adapté, configuration du matériel, formation et procédures de sécurité prennent donc une importance particulière.
C'est peut-être là que se trouve la frontière entre la recherche de sensations et le métier d'un professionnel de l'extrême : le danger n'est pas ignoré. Il est identifié, préparé et autant que possible maîtrisé.
Et puis il y a cette photographie. Au premier regard, quelque chose cloche. Alban Michon semble surgir littéralement de la surface gelée du lac de Tignes. Le haut et le bas se confondent, la glace devient presque un miroir et notre cerveau peine un instant à comprendre ce qu'il regarde. C'est précisément ce qu'Andy Parant recherchait.