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Qui sont les adultes qui montent au créneau pour défendre les lycéens ?
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Pascal Doucet-Bon
Après plusieurs jours de mobilisation, les manifestations des lycéens vont reprendre dès lundi 5 octobre. De nombreux adultes soutiennent la jeunesse, notamment des professeurs.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Des enseignants aux côtés des lycéens dans les manifestations. Depuis quelques jours, ils sont nombreux à prendre la parole pour soutenir le mouvement. Dans une tribune publiée dans le journal Le Monde, un collectif de profs interpelle : "Combien de temps allons-nous laisser pourrir cette situation ? Combien de temps les autorités vont-elles attendre avant de répondre à leurs demandes ?"
Certains seront présents mardi 6 octobre à leurs côtés. "Ils réagissent et nous donnent des leçons. C'est-à-dire qu'effectivement, ils ont l'impression d'être ignorés et méprisés par le gouvernement. Ils s'organisent, ils se mobilisent, et c'est pour ça aussi qu'on sera à leur côté le 6 octobre prochain", explique Julien Marjault, professeur et membre du syndicat CGT Éduc'action 77.
Emmanuel Le Bolloc'h est le père d'une lycéenne en classe de première. Les revendications le touchent : "Avoir des toilettes sans plafond, des écoles où l'eau rentre dedans parce qu'il y a des fuites, je peux comprendre l'agacement." Sa fille confirme : "Les gens font 8 heures-17h40 tous les jours, ce n'est pas un train de vie, rentrer juste à 19 heures, manger, faire ses devoirs..."
D'autres soutiens affluent, plus médiatiques. Le champion olympique de judo Teddy Riner dénonce les débordements, mais soutient leur prise de parole : "Écouter les difficultés des jeunes, oui. Laisser la violence décider s'ils peuvent aller en cours, jamais." Sur les réseaux sociaux, l'influenceuse Léna Situations, aux millions d'abonnés, s'est déclarée de tout cœur avec les lycéens : "Les revendications d'avoir les moyens de pouvoir étudier sont légitimes et méritent d'être écoutées."
La Fédération nationale des parents d'élèves sera elle aussi dans les cortèges mardi pour essayer de protéger les élèves des violences et recentrer l'attention sur les revendications. "Ils ont des choses à nous dire, écoutons-les. La violence, c'est l'inverse du débat. Donc nous, on essaye de revenir vers un accès non violent qui passe par le débat", explique une représentante. Plusieurs fédérations de syndicats appellent aussi à soutenir les lycéens.
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