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Test ASUS ProArt PZ14 : une ardoise ARM ambitieuse pour créatifs
Annoncée au CES 2026, la ProArt PZ14 d’ASUS s’adresse aux créateurs de contenus visant l’hypermobilité, mais aussi aux utilisateurs en quête d’une alternative judicieuse à la Surface Pro de Microsoft. Voyons si cette nouvelle ardoise ARM réussit à convaincre là où l’ancienne version n’atteignait pas tout à fait sa cible.
Vous vous souvenez peut-être de la ProArt PZ13 ? Lancée dans la foulée du Computex 2024, en même temps que la première bordée de PC Copilot+ sous processeurs ARM Snapdragon X, cette petite ardoise prenait des airs de baroudeuse mais se limitait malheureusement à un Snapdragon X Plus de première génération un peu trop faiblard pour l’utilisation créative déjà visée à l’époque.
Avec sa PZ14, ASUS revient donc à la charge en ayant compris la leçon : exit le Snapdragon X Plus, place à un Snapdragon X2 Elite logé, pour l’occasion, dans une tablette légèrement plus grande. Le prix gonfle, forcément, mais cette nouvelle mouture paraît bien mieux dans ses baskets et bien plus en phase avec les attentes de son public.
Nous allons voir si cette impression se confirme, mais avant toute chose, voici la fiche technique du modèle qu’ASUS France nous a gentiment fait parvenir en prêt :
Dans cette configuration (la seule disponible en France), la ProArt PZ14 est affichée à 2299,99 euros. Pour ce prix, et contrairement à Microsoft avec la Surface Pro, ASUS a le bon goût de fournir le combo clavier / trackpad, en plus de la béquille magnétique. Le chargeur USB-C et le stylet ASUS Pen 3.0 sont par contre vendus séparément.
Une grande tablette de 14 pouces, légère et bien construite. C’est ce que l’on peut dire de la nouvelle ProArt PZ14 dès les premières minutes en sa compagnie. ASUS mise ici sur un châssis en alliage d’aluminium usiné CNC, sur des lignes plutôt douces et sur les mensurations suivantes : 31,96 x 20,64 x 0,90 cm pour 0,79 kg (hors accessoires).
L’ensemble respire la qualité et la construction s’avère en tout point sérieuse. On constate par contre assez vite que cette nouvelle ardoise n’est pas fanless, ce qui n’est malheureusement pas une surprise. Un petit système de dissipation actif est de mise, matérialisé par une bouche d’extraction de l’air chaud positionnée sur le dessus de la tablette, mais aussi par une petite grille d’aération localisée sur le flanc droit. Les boutons de verrouillage et de volume sont d’ailleurs positionnés à proximité, tandis que les connectiques sont regroupées sur le côté gauche.
Au dos, ASUS centre enfin son logo ProArt, et intègre un capteur photo arrière sur lequel nous reviendrons. C’est aussi à cet endroit que vient s’aimanter solidement une béquille faisant aussi office de coque de protection arrière. Cette plaque rigide, au toucher légèrement « peau de pêche », contient par ailleurs un rabat destiné à accueillir et protéger le stylet. Nous ne l’avions pas avec notre exemplaire de prêt, mais ce dernier s’aimante lui aussi au dos de la tablette pour se recharger.
La tranche inférieure de l’ardoise accueille quant à elle les points de contact aimantés permettant de raccorder le clavier détachable. Une fois installé, ce dernier repose toutefois complètement à plat sur le bureau, sans possibilité de l’incliner légèrement comme c’est le cas avec le clavier des dernières Surface Pro. Il s’agit là d’un petit détail qui mériterait d’être corrigé à l’avenir pour offrir un peu plus de confort… Ou du moins pour laisser une option supplémentaire en termes de position de travail.
Une fois tous ses accessoires attachés, la ProArt PZ14 prend forcément un peu d’embonpoint, mais ASUS reste raisonnable en termes de poids ou d’épaisseur. Comptez environ 1,6 cm et près de 1,50 kg pour l’ensemble. Soit peu ou prou l’encombrement d’un PC ultraportable de 14 pouces. Rien à redire ici.