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Provocation policière ? Que faisait vraiment ce policier en civil à Reims ?
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Durant le mouvement lycéen, à Reims, le 2 octobre dernier, un policier en civil a été filmé en train de lancer une bombe lacrymogène. Un député LFI présent sur place dénonce une provocation policière. Que dit la loi ?
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Sur une vidéo, on peut voir un homme en civil, le visage en partie caché, lancer un projectile. L’eurodéputé LFI, Anthony Smith, l’interpelle. L’homme comprend qu’il est filmé et s’éloigne. L’élu insoumis commentera sur X (anciennement Twitter) : "Honte à ces violences et provocations policières." Alors, que sait-on vraiment de cette vidéo ?
La scène se déroule à Reims le vendredi 2 octobre. Ce jour-là, des manifestations lycéennes ont lieu. Sur des images tournées plus tôt dans la journée, on voit l’eurodéputé LFI Anthony Smith au cœur des cortèges. La foule va converger dans le centre de Reims, près de la gare. C’est devant un arrêt de bus que se déroule la scène partagée par le député européen.
L’homme masqué est un policier en civil de la BAC, la brigade anticriminalité. La préfecture nous précise qu’il jette une grenade lacrymogène vers un groupe de manifestants. Une version confirmée par les témoignages que nous avons recueillis.
Maintenant, que peut-on dire de son geste ? Selon un juriste, lorsqu’un policier fait du maintien de l’ordre, en lançant par exemple une grenade lacrymogène, il doit être identifiable. "Un policier infiltré dans une manifestation peut être en civil, mais s’il se met à faire du maintien de l’ordre, alors il doit se revêtir des marques de son autorité, soit des éléments d’uniforme, soit plus simplement le brassard sérigraphié "Police"", détaille Olivier Cahn, professeur de droit pénal à l’Université Paris-Nanterre.
Sur la scène, le policier ne porte ni brassard visible, ni RIO, le numéro d’identification des forces de l’ordre. Contacté, le procureur de Reims n’y voit pas de problème et considère de son côté que le cadre légal a bien été respecté sur cette intervention.
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