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Une pétition pour "interdire des armes mutilantes dans les manifestations lycéennes" dépasse le seuil des 100 000 signatures sur le site de l'Assemblée nationale
Dans le texte de cette pétition lancée par Raphaël Pradeau, professeur et membre de l'association Attac, la réponse des forces de l'ordre à la mobilisation des lycéens est jugée "totalement disproportionnée".
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Une pétition visant à "interdire des armes mutilantes et des techniques d'immobilisation létales dans les manifestations lycéennes" vient de dépasser le seuil des 100 000 signatures, constate dimanche 11 octobre l'Agence Radio France sur le site de l'Assemblée nationale. Elle a été lancée mardi par Raphaël Pradeau, professeur et membre de l'association Attac. Dans cette pétition, la réponse sécuritaire des forces de l'ordre au mouvement lycéen est qualifiée de "totalement disproportionnée".
C’est quoi ces grenades interdites contre les lycéens ?
Face aux "interpellations massives et violentes", il est demandé "aux parlementaires de voter une loi" qui prévoit "le retrait des armes mutilantes comme les LBD 40, les grenades explosives et de désencerclement et les pistolets à impulsion électrique", lors de mobilisations lycéennes. Cette pétition réclame aussi "l'interdiction des gestes d'immobilisation à risque d'asphyxie" comme le "plaquage central" et des "clés d'étranglement" sur les lycéens.
Le ministre de l'Intérieur a lui annoncé mercredi la suspension de l'utilisation des grenades assourdissantes ASSD, de la marque Alsetex, lancées à l'aide d'un lanceur. Cette suspension concerne uniquement les mobilisations lycéennes, et elle s'applique le temps de l'enquête sur le drame de Lens dans le Pas-de-Calais, où un lycéen de 15 ans a eu sa main arrachée lundi par une grenade assourdissante.
Les pétitions ayant recueilli au moins 100 000 signatures sont mises en avant sur le site de l'Assemblée nationale. À 500 000 signatures, dans 30 départements différents, la pétition peut être débattue dans l'hémicycle, si la conférence des présidents de groupe l'accepte.
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