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Plus de 200 personnes au rassemblement citoyen à Aubagne, au lendemain de la fusillade au collège Lakanal
Ce rassemblement citoyen a été organisé mardi soir en soutien au personnel éducatif du collège, après qu'un élève de 14 ans a ouvert le feu sur le principal et une enseignante de l'établissement.
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Plus de 200 personnes se sont rassemblées mardi 13 octobre au soir à Aubagne (Bouches-du-Rhône), au lendemain de la fusillade au collège Lakanal, selon le journaliste de France Inter sur place. Ce rassemblement citoyen a été organisé en soutien au personnel éducatif du collège, après qu'un élève de 14 ans a ouvert le feu sur le principal et une enseignante de l'établissement, les blessant légèrement. Le maire d'Aubagne et une bonne partie de l'équipe municipale étaient présents.
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Lou, 18 ans, ancienne élève du collège Lakanal, présente au rassemblement, se dit, au micro de France Inter, choquée, mais pas surprise par ce qui s'est passé dans son ancien établissement. Selon la jeune fille, la violence est partout autour d'elle, "surtout dans les jeux vidéo, je ne connais pas un garçon qui ne joue pas à des jeux ultra-violents depuis qu'il a 11 ans. Forcément au bout d'un moment ça s'ancre dans la tête".
Alain, 60 ans, estime pour sa part que "ce que l'on peut voir en termes d'américanisation de la société est en train d'arriver". Il est venu pour "faire corps" avec les autres habitants, mais pense "qu'il faut s'inquiéter" et souhaite qu'on se préoccupe davantage de la santé mentale des jeunes. Devant la grille du collège Lakanal, de nombreuses pancartes et messages ont été apposés. "Les enfants n'oublieront pas ceux qui les ont protégés", peut-on lire, ou encore "Merci aux profs et au personnel".
Mardi, le parquet national antiterroriste (Pnat) s'est saisi de l'enquête ouverte pour "tentatives d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste, association de malfaiteurs terroriste en vue de crimes contre les personnes et infractions à la législation sur les armes, en relation avec une entreprise terroriste".
Selon le Pnat, les premières investigations réalisées, notamment l'exploitation des supports numériques du mineur, mettent en évidence "la probable adhésion à la mouvance True Crime Community (TCC)", "un écosystème de communautés numériques qui glorifie les auteurs de tuerie de masse et incite, dans certaines formes, au recours à la violence extrême".
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