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Je suis monté à bord de 10 voitures électriques chinoises qui font peur aux constructeurs européens
Le Mondial de l’Auto a ouvert ses portes à la presse ce lundi 12 octobre, porte de Versailles, et accueille le public jusqu’au 18 octobre. En 2024, il comptait dix marques chinoises. Cette année, elles sont 25 sur 61 marques automobiles, selon Serge Gachot, le directeur général du salon. En face, on trouve 27 marques européennes. Américains, Japonais et Coréens réunis n’en alignent que neuf.
Petite précision : tout dépend de ce que l’on range dans la case « chinois ». Volvo, Lotus et Smart appartiennent en tout ou partie au groupe Geely, et selon les médias, le décompte varie entre 15 et 25 marques. Dans tous les cas, c’est au moins deux fois plus qu’en 2024.
Onze d’entre elles exposent pour la première fois à Paris : Geely, Zeekr, Lynk & Co, Li Auto, Chery, Omoda, Jaecoo, Denza, Avatr, Deepal et 212. Elles y mettent les moyens, avec des stands de plus de 1 000 m² pour BYD comme pour Xpeng, et de 600 m² pour Denza.
À l’inverse, BMW, Mini, Toyota, Nissan, Mazda et Porsche ont fait l’impasse. MG, pourtant la marque chinoise la mieux implantée en France, n’est pas venue non plus. Toyota se contente d’un petit espace consacré à l’innovation, ce que le directeur du salon n’a pas digéré : « Ils ne veulent pas jouer collectif, mais tant pis pour eux. »
Ce qui se passe à Paris reflète ce qui se passe en concession. En août 2026, 11,7 % des voitures neuves vendues en Europe étaient de marque chinoise, contre 5,5 % un an plus tôt, selon le cabinet Dataforce. La part a plus que doublé en un an. La France part de plus bas : 3,4 % en 2025 selon AAA Data, mais déjà 7,9 % en juillet 2026.
Sur le salon, l’offre chinoise se range en deux étages. En bas, des petites électriques autour de 20 000 euros, qui visent la Renault 5 et la Twingo. En haut, de grands SUV bardés de technologie, autour de 75 000 euros, qui visent les Allemands. Commençons par le bas.
Citroën (groupe Stellantis) présente au même salon le concept 2 CV, qui préfigure une petite électrique à environ 15 000 euros attendue pour fin 2028. Des Chinoises à ce niveau de prix, il y en a déjà, ou presque.
Citadine de 4,14 m, la Geely E2 est la plus abordable du lot : 20 990 euros, soit environ 8 600 euros de plus qu’en Chine. Attention, ce prix correspond à la finition Pro, avec une batterie de 35 kWh, 81 ch et 252 km d’autonomie WLTP. Pour atteindre 345 km et 116 ch, il faut passer aux versions Pro+ et Max+ et à leur batterie de 47 kWh. La recharge de 10 à 80 % demande 26 minutes, la prise V2L est de série et la voiture a décroché cinq étoiles aux crash-tests Euro NCAP.
Son coffre de 375 litres, complété par un coffre avant de 70 litres, est généreux pour la catégorie. Elle est en vente en France depuis septembre, et Geely vise 70 points de vente d’ici la fin de l’année. À bord, on a trouvé son ergonomie « plutôt correcte ».
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