// FRANCEINFO FAITS DIVERS — CRONACA
Une aide-soignante soupçonnée d'avoir empoisonné et volé des retraités dans un Ehpad
Pour sauvegarder cet article, connectez-vous ou créez un compte franceinfo
Déjà condamnée pour des faits similaires, une aide-soignante de 53 ans est soupçonnée d’avoir administré des substances non prescrites à des résidents de deux Ehpads des Alpes-Maritimes pour les endormir et leur voler des bijoux. Mise en examen, elle a reconnu les empoisonnements et les vols, mais nie toute volonté d’homicide.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
C'est dans un Ehpad près de Menton (Alpes-Maritimes) que l'aide-soignante reconnaît avoir administré des substances non prescrites à deux pensionnaires pour les endormir et leur dérober leurs bijoux. Les faits datent de fin septembre, mais cette résidente de l'établissement l'apprend tout juste : "J'ai toujours retrouvé mes affaires. Je n'ai jamais eu quoi que ce soit."Sa fille, mais aussi d'autres familles rencontrées jeudi 15 octobre dans l'après-midi, hésite entre colère et angoisse. "Ça m'a interpellée parce que c'est vrai qu'on ne sait pas à qui on a affaire finalement", déplore-t-elle. "C'est toujours inquiétant de savoir qu'il y a des gens qui travaillent dans le médical et qui sont capables de faire ce genre de choses. Après, chacun a sa conscience", souligne une autre femme. "C'est dangereux quand même de les endormir comme ça, parce que certains peuvent ne pas se réveiller, on sait jamais", abonde une autre personne.
Dans un autre Ehpad, c'est le décès suspect d'une résidente fin juillet qui intéresse les enquêteurs. L'aide-soignante, âgée de 53 ans et en couple, y travaillait en CDI à temps partiel depuis le début de l'été. Selon son avocat avec qui nous avons pu nous entretenir, elle nie toute volonté d'homicide, mais reconnaît les empoisonnements et les vols, qu'elle justifie par la nécessité de financer sa consommation de drogue. Un retraité qui vit dans l'Ehpad et qui la côtoyait régulièrement, peine à y croire : "Elle était sympathique, elle était normale. Je la voyais sa voiture, elle me faisait prendre une fois la douche."
L'aide-soignante avait déjà été condamnée pour des faits similaires en 2019. Elle avait reçu une interdiction d'exercice provisoire de deux ans mais n'avait plus fait parler d'elle depuis. Les faits n'apparaissent donc pas sur l'extrait de casier judiciaire qu'elle a présenté au directeur de l'établissement lorsqu'elle a été embauchée. "Pourquoi aujourd'hui, moi, je retrouve dans mes effectifs quelqu'un qui a un casier judiciaire en ayant volé ? Je ne comprends pas", regrette ainsi Laurent Maitre, directeur de l'Ehpad 'Maison Russe". L'aide-soignante a été mise en examen pour vol aggravé et placée en détention provisoire.
Vous pouvez désormais privilégier l'affichage des articles de franceinfo dans les résultats de recherche Google. Comment ça marche ?
"On est bien, (...) c'est comme une famille" : une visite "Chez Daddy", un café associatif contre l'isolement des seniors
Une aide-soignante mise en examen et placée en détention provisoire pour avoir empoisonné et volé des bijoux de résidentes d'Ehpad à Menton
Au Japon, les conducteurs seniors doivent passer des tests pour garder leur permis