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"Nous sommes convaincus (...) qu'on fait notre métier avec la plus grande déontologie", assure un CRS blessé lors des manifestations lycéennes
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Si de nombreux lycéens ont été blessés depuis le début de la mobilisation, les forces de l’ordre recensent elles près de 1 000 blessés dans leurs rangs à travers le pays. Parmi eux, Emmanuel Traxel, commandant de la CRS 8, touché par une pierre à Paris. Il témoigne dans le 20 Heures, jeudi 15 octobre.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Depuis dix jours, sa jambe continue de le faire souffrir. Emmanuel Traxel est l'un des policiers blessés depuis le début de la crise lycéenne. Le 6 octobre dernier à Paris, ce commandant divisionnaire de la CRS 8 est au plus près des tensions. Ses troupes reçoivent des pavés. On le voit alors, matraque en l'air, en train de mener la charge. C'est là qu'un projectile va frapper son tibia. "J'ai pris un parement, donc comme une plaque de marbre c'est saillant, c'est coupant. Avec l'effet cinétique, ça a découpé la protection tibia et ça m'a ouvert. Et fort heureusement que j'avais une protection, sinon je serais pas là en train de vous parler, j'aurais eu le tibia cassé", raconte-t-il.
Il a dû être recousu sur place par un médecin CRS. Ce jour-là, six blessés sont à déplorer dans ses équipes : commotion, brûlure, pavé sur la nuque. Une vidéo témoigne de l'intensité des affrontements. C'est l'œuvre, selon lui, de casseurs organisés. "Vous savez, les black blocs, on les reconnaît. C'est très caractérisé leur agression. Ils ont des parapluies noirs, désormais parfois blancs. Ils ont des banderoles, ils sont masqués. Je crois qu'il n'y a plus de secrets sur ce sujet. Et ils sont là pour casser du flic", commente-t-il.
Pourtant, en face, il y a aussi des lycéens, des professeurs, des parents d'élèves non violents. Eux critiquent les interventions des forces de l'ordre, qu'ils jugent parfois disproportionnées. Que répond le commandant, lorsqu'on lui dit que les CRS créeraient le danger ? "Écoutez, je pense qu'il faut vraiment prendre de la hauteur. Nous, nous sommes convaincus, en tout cas, qu'on fait notre métier avec la plus grande déontologie, avec un grand professionnalisme et qu'on n'a rien à se reprocher. Et je dirais même qu'on oublie de dire une chose, c'est que notre présence, elle est là pour protéger les manifestants, pas autre chose", répond Emmanuel Traxel.
Si 248 élèves ont été blessés, parfois très gravement, ce CRS assure avoir adapté son action. "Ces enfants sont nos enfants. On fait attention à eux comme on prendrait soin des nôtres. Il est temps de rétablir la vérité sur ce point", assure le commandant divisionnaire.
Sur les 36 enquêtes de l'IGPN, aucune, dit-il, ne concerne un membre de sa compagnie.
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