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Actualité : Nvidia RTX Spark (N1X) : que vaut le CPU de la puce dopée à l'IA ? Nos résultats labo
Nvidia a récemment dévoilé sa plateforme RTX Spark. Aujourd'hui, nous passons au crible les performances de la partie processeur (CPU) de la puce N1X, pensée pour les PC portables et les mini-PC taillés pour l’intelligence artificielle agentique et la création de contenu. Verdict depuis notre labo.
© Les Numériques - Le logiciel CPU-Z reconnait pleinement la puce N1X de la plateforme Nvidia RTX Spark.
Comme nous l'avons déjà détaillé lors de notre présentation de la plateforme, la puce N1X de Nvidia repose sur une architecture hybride. Elle combine un CPU conçu par Mediatek et un GPU Blackwell, l'architecture maison de Nvidia.
Dans le détail, la partie CPU embarque 20 cœurs d'architecture ARM64 : 10 cœurs Cortex X925 dédiés aux calculs intensifs et 10 cœurs Cortex A725 pour les tâches courantes. Cette tuile logique, gravée en 3 nm par TSMC, est directement accolée à la tuile graphique Blackwell avec laquelle elle communique via un pont C2C offrant une bande passante impressionnante de 600 Go/s.
Pour évaluer cette plateforme, Nvidia nous a fourni un PC portable Asus ProArt P16 équipé de cette puce N1X à 20 cœurs (flanquée de ses 6 144 unités CUDA), le tout épaulé par 64 Go de mémoire vive.
Avant d'entrer dans le vif du sujet, un mot sur notre méthodologie. Nos tests s'appuient sur une base de données et un protocole éprouvés depuis deux ans. Si cette longévité a l'inconvénient d'un certain manque de flexibilité – avec quelques logiciels qui commencent à dater –, elle a surtout le mérite de refléter fidèlement le paysage logiciel actuel sur Windows on Arm.
Ainsi, notre panel mêle des logiciels pleinement optimisés pour l'architecture ARM et d'autres qui, fonctionnant sous émulation, ne montreront pas la plateforme RTX Spark sous son meilleur jour. En contrepartie, ce protocole nous offre un avantage de taille : la possibilité de comparer la puce de Nvidia avec plus de 100 modèles de PC testés ces deux dernières années. Pour cet article, nous avons bien évidemment extrait les concurrents les plus pertinents.
Les résultats obtenus sur les benchmarks GeekBench 6.5 et Cinebench R23.
Notre premier terrain d'essai est Cinebench R23. Malheureusement pour le RTX Spark, ce logiciel tourne ici sous l'émulation Prism. Face au Snapdragon X2 Elite Extreme du Galaxy Book6 Edge, la puce de Qualcomm conserve l'avantage en monocœur (+21 %). En revanche, le N1X reprend l'ascendant en multitâche (+9 %) grâce à ses deux cœurs supplémentaires (20 cœurs contre 18 pour le Snapdragon).
La donne change sous Geekbench 6.5, qui tourne nativement sur architecture ARM. Libérées de l'émulation Prism, les puces montrent leur vrai potentiel et peuvent se confronter directement aux fers de lance de la concurrence x86 : le Ryzen AI Max 395+ (Asus ROG Flow) et l'Intel Core Ultra 9 386H (Razer Blade 16 2026).