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Actualité : "J'ai un peu de cyberpsychose, peut-être beaucoup en fait" : Elon Musk dit avoir fait une demi-douzaine de "psychoses IA" cette année
Projeté sur l'écran géant d'un rassemblement de fans de Tesla au Texas, Elon Musk a glissé un aveu déroutant : l'intelligence artificielle l'aurait plongé à plusieurs reprises en pleine "psychose" depuis janvier. L'élément déclencheur tient en un clip musical, conçu par des machines, qui l'a convaincu qu'elles avaient désormais du goût.
© Frederic Legrand - Elon Musk, ici à VivaTech en 2023, assure que l’IA a désormais « bon goût », au point de lui avoir fait perdre pied à plusieurs reprises cette année.
Samedi 10 octobre, l'usine Giga Texas d'Austin accueillait l'X Takeover, grand-messe annuelle des admirateurs de Tesla orchestrée par le club Tesla Owners Silicon Valley, indépendant du constructeur. Invité en visioconférence pour un entretien intitulé “Ce qui attend l'humanité”, le patron de Tesla et SpaceX a tressé des lauriers à l'intelligence artificielle, avant de lâcher une confession repérée quelques jours plus tard par Business Insider.
J'ai un peu de cyberpsychose. Peut-être beaucoup, en fait. À plusieurs moments cette année, j'ai fait une psychose IA, ou SI, probablement une demi-douzaine de fois.
Elon Musk at @theXtakeover: "At various points this year, I've had AI or SI psychosis probably like half a dozen times." @elonmuskpic.twitter.com/iu0PqpcGTm
Juste avant cet aveu, Musk confiait sa sidération devant certains clips musicaux générés par IA, qu'il hisse dans “le top 10, top 20” des meilleurs qu'il ait jamais vus. Il ne cite aucun titre, seulement la recette de l'un d'eux : des images Midjourney, une bande-son Suno, Claude, l'IA d'Anthropic, et quelques visuels triés par un humain. Grok, l'IA maison, ne figure pas dans la liste. Musk y voit la preuve que ces modèles possèdent du goût, qu'il définit comme l'art de toucher le système limbique, ce carrefour cérébral des émotions. “Waouh, l'IA sait faire preuve de bon goût ? C'est dingue”, s'est-il exclamé.
Le “SI” de sa formule renvoie à la “super intelligence”, appellation que Donald Trump a voulu imposer aux documents officiels américains lors de son discours à l'ONU, le 22 septembre.
Le visuel "Super Intelligence" publié par Donald Trump sur Truth Social le 4 octobre 2026, jour de l'annonce de sa Super Intelligence Force.
Savoureux paradoxe : dans le même entretien, Musk prévenait qu'un modèle gavé de principes contradictoires finirait par “rendre l'IA folle”. Le même samedi, il invitait ses 240 millions d'abonnés à photographier leur carte bancaire pour la confier à Grok Bot, l'agent d'achat de sa société d'IA.
Aucun manuel diagnostique ne reconnaît la psychose IA. L'expression décrit ces conversations au long cours où un chatbot épouse les croyances délirantes de son interlocuteur, les valide, puis les nourrit.