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Champignons : ces espèces mortelles ressemblent à celles que vous ramassez, voici les pièges à éviter
Ils sont plus que discrets. Cachés dans nos sols. Pourtant ils jouent un rôle capital à la fois pour les écosystèmes et pour la régulation du climat. C’est pourquoi des chercheurs nous proposent aujourd’hui de découvrir les secrets des champignons mycorhiziens.... Lire la suite
On s’interroge plus souvent sur la toxicité d’un champignon que sur son intelligence et pourtant, sous terre, ils construisent un véritable réseau qui n’a pas fini de nous étonner.... Lire la suite
Octobre signe le retour de la pluie et de la fraîcheur après un été harassant, mais il est aussi synonyme de cueillette des champignons. Cette activité, plaisante en apparence, fait pourtant grimper les appels aux centres antipoison. La raison ? Une confusion entre champignons comestibles et espèces mortelles. Focus sur quelques-unes d’entre elles… avant qu’elles ne finissent dans votre poêle !
[EN VIDÉO] Il existe en tout une trentaine de champignons comestibles en France. Mais il est plus prudent de se limiter aux plus connus quand on n’est pas un amateur averti !
Dans les contes, les champignons vénéneux sont colorés ou rouges à points blancs. La réalité est tout autre, les plus dangereux ressemblent à ceux que l'on aime ramasser, un rappel qui vaut pour le connaisseur comme pour le débutant.
En septembre 2025, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) alertait : les centres antipoison de France avaient déjà recensé 500 intoxications liées à la consommation de champignons depuis le 1er juillet, avec un pic attendu pour octobre, mois propice à la pousse des champignons.
Les espèces de champignons vénéneux possèdent leurs propres affections mycotoxiques. Parmi les cas graves de 2024, l’Anses relève surtout le syndrome phalloïdien (56 %), celui des amanites phalloïde, vireuse, printanière et de la galère marginée, puis le syndrome sudorien (20 %) et le syndrome orellanien (10 %). D’autres champignons provoquent le syndrome résinoïdien ou le syndrome muscarinien.
Sur le second semestre 2024, 1 363 personnes ont appelé un centre antipoison pour une intoxication par des champignons. Parmi elles, 41 cas étaient de gravité forte et trois personnes sont décédées. Autre donnée : lorsqu'un mycologue a examiné la cueillette, 44 % des repas contenaient au moins une espèce toxique.
Après une cueillette, et si vous faisiez vérifier vos champignons par un spécialiste ? © Saimanfoto, Adobe Stock
Au moindre doute, ne mangez rien et faites contrôler votre cueillette par un pharmacien, une association de mycologie ou un spécialiste. En cas de symptômes, appelez le 15 ou un centre antipoison proche de chez vous.