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Après les violences urbaines du 17 octobre, l'élan de solidarité des habitants et des clients pour soutenir les commerçants touchés
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Depuis ce week-end, beaucoup expriment leur solidarité pour aider les commerçants à se relever. À Paris comme à Lyon, des voisins, des clients et parfois des inconnus se mobilisent. Certains viennent nettoyer, déblayer, d’autres donnent quelques euros à des cagnottes lancées en ligne. Une aide concrète pour reprendre l’activité, mais aussi un soutien précieux pour ceux qui ont vu leur boutique saccagée.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Au lendemain d'un week-end de pillage, et pour faire face à l'ampleur de la casse, de nombreux commerçants peuvent compter sur la solidarité. Dans le centre-ville de Lyon (Rhône), une papeterie indépendante a remplacé sa vitrine dévastée par un panneau de bois sur lequel les passants sont invités à laisser un message. "On a besoin des petits commerçants, évidemment qu'on en a besoin. Et du coup, le fait de mettre des messages d'amour, ça les soutient, eux", commente une jeune femme. "On est venus voir si on pouvait aider à ranger, si on pouvait venir aider à leur stocker du matériel, par exemple", ajoute un autre riverain.
Le mur n'a pas tardé à se remplir. Un soutien moral non négligeable pour la gérante : "J'ai eu beaucoup de gens qui sont venus me demander si j'avais besoin d'aide hier, et je suis extrêmement touchée par ça, je les remercie énormément. Si les gens veulent aider les commerces et les soutenir, venez consommer en magasin", réagit Kelly Ingargiola, gérante de la boutique "Perreyron".
Selon la mairie de Lyon, 200 commerces ont été saccagés. Pour aider les boutiques les plus fragiles, l'association des commerçants a lancé une cagnotte : 3 000 euros déjà récoltés, qui s'ajouteront à une aide administrative. "Nos adhérents indépendants, c'est vrai qu'ils n'ont pas forcément connaissance de leurs contrats, ils ne savent même pas dans les papiers forcément quel est le langage des assurances. Ils ne le connaissent pas tous. Donc là, notre mission est aussi de les accompagner sur ce sujet", explique Marion Grelaud, directrice de l'Association "My Presqu'île".
À Paris, Caroline Labroue, PDG de "je suis à vélo", un magasin de cycles, a elle aussi lancé un appel aux dons sur les réseaux sociaux. "Je ne sais pas si on va pouvoir reprendre l'activité. On va avoir besoin de votre soutien, nos clients historiques", annonce-t-elle sur une vidéo vue quatre millions de fois, qui a permis de récolter plus de 10 000 euros en 24 heures. Une somme qui servira à payer les franchises ou les sinistres non couverts par les assurances. "Ça nous donne la force de continuer et beaucoup d'émotion, beaucoup d'empathie et de l'énergie positive, dans un contexte très dur", confie-t-elle. Elle prévoit d'utiliser l'argent de cette cagnotte pour rouvrir sa boutique au plus vite.
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