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Mondial de l’Auto 2026 : comment les constructeurs chinois préparent leur offensive en Europe (vidéo)
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Le Mondial de l’Auto 2026 à Paris, qui s’est tenu ce mois d’octobre, marque une rupture historique que personne ne peut plus ignorer. Sur les 61 constructeurs présents dans les allées du salon, 25 étaient d’origine chinoise, soit plus d’un tiers des exposants. Pendant que des géants historiques comme BMW, Toyota ou Porsche ont boudé l’événement, la nouvelle garde asiatique s’est offerte des stands gigantesques de plus de 1 000 mètres carrés pour exposer son savoir-faire.
Les constructeurs chinois attaquent le marché par deux extrémités bien distinctes. D’un côté, on trouve des citadines très abordables, calibrées pour concurrencer les futures propositions européennes de Renault ou de Citroën. On y retrouve par exemple la Geely E2, lancée en France en septembre au tarif de 20 000 euros avec une autonomie oscillant entre 250 et 350 kilomètres, ou encore la Leapmotor B03, distribuée sur notre continent grâce à un partenariat stratégique très solide avec le groupe Stellantis.
Lors des précédentes éditions du salon, on sentait déjà venir cette transition : Survoltés s’était d’ailleurs demandé si ces modèles allaient balayer nos habitudes en montant à bord de ces voitures électriques chinoises qui font peur aux constructeurs européens. Aujourd’hui, la menace se concrétise avec des fiches techniques solides pour le tarif, malgré des systèmes de bord parfois un poil capricieux et des comportements routiers jugés un peu trop souples.
L’un des enjeux majeurs reste toutefois l’absence de bonus écologique en France pour ces véhicules fabriqués en Asie, un point crucial souligné dans notre vidéo :
« Certes, ils sont très abordables, mais on leur enlève une aide de 5000 à 7000 €, et là c’est fini en terme de rapport qualité-prix. »
Pour contourner ces barrières douanières et récupérer le fameux Écoscore gouvernemental, la stratégie industrielle évolue rapidement. Plusieurs marques préparent déjà l’ouverture d’usines directement sur le sol européen d’ici 2027 ou 2028, à l’instar de Cherry qui assemblera ses véhicules à Barcelone. Une fois cette étape franchie, le match des prix sera totalement relancé.