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Actualité : SpaceX a livré une cargaison de mini-cerveaux et rétines de laboratoire dans l'ISS
On pourrait croire à un Halloween en apesanteur, tant la cargaison livrée par le Crew Dragon de SpaceX est inhabituelle en ce mois d'octobre. Rétines synthétiques et organoïdes cérébraux se mêlent aux traditionnels effets et victuailles destinés aux astronautes.
© Nasa - En octobre, le module Harmony de l'ISS a reçu un bien étrange colis de ravitaillement.
16h27, heure française : le module Harmony de la Station spatiale internationale (ISS) voit s'amarrer le Crew Dragon de SpaceX avec, à son bord, une cargaison pour le moins singulière. Derrière les traditionnelles caisses de ravitaillement et les rations pour les astronautes, se cachent des éléments des plus inattendus. Parmi les 2,8 t de matériel destiné à l'équipage, on trouve en effet des organoïdes cérébraux, des tissus cardiaques synthétiques, et même des rétines artificielles.
Une supernova ? Non, un sphéroïde cardiomyocytaire dont la croissance s'est déroulée en microgravité.
Contrairement à ce qu'on pourrait supposer, cette cargaison ne fait pas partie d'un lot spécial Halloween. Il s'agit bien entendu d'expériences scientifiques, et plus particulièrement médicales, effectuées en microgravité.
Parmi les pépites de cette livraison pas comme les autres, on trouve de minuscules modèles de tissus cérébraux, plus communément appelés organoïdes de cerveau. Cultivés pour reproduire la complexité de notre système nerveux, ils vont permettre aux chercheurs d'étudier de près des pathologies redoutables comme la maladie d'Alzheimer, celle de Parkinson ou la sclérose en plaques, à l'abri des perturbations de la gravité terrestre.
À leurs côtés, des modèles de tissus cardiaques en 3D s'apprêtent à être passés au crible pour optimiser les futurs tests pharmacologiques, notamment de dépistage de stupéfiants. La capsule transporte également tout le nécessaire pour fabriquer des rétines artificielles en micropesanteur, avec l'espoir de développer des thérapies inédites pour restaurer la vision des patients sur notre bon vieux plancher des vaches.
Organoïdes cultivés capturés après 30 jours dans l’ISS, offrant une vue de la façon dont les cellules neurodégénératives interagissent dans l'enquête MINDS.
La science des matériaux n'est pas en reste dans ce colis hors norme. Des échantillons spécifiques ont été acheminés pour analyser la formation d'un tout nouveau type de verre en apesanteur, un processus chimique totalement altéré sur Terre. Enfin, le vaisseau referme un trésor plus pragmatique, mais vital pour l'avenir de l'avant-poste : le tout dernier lot de panneaux solaires ultra-déployables IROSA. De quoi doper durablement l'alimentation électrique de l'ISS avant un retour sur Terre programmé à la mi-novembre, les soutes pleines de données scientifiques ultra-précieuses.
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