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Panne Orange du 21 octobre : on sait ce qui a fait tomber le cœur de réseau et ses secours, Orange écarte la migration 5G+ ratée
Jusqu’ici, Orange était resté plutôt discret sur les raisons de l’énorme panne du mercredi 21 octobre. On savait que le cœur de réseau était en cause, d’où une coupure à l’échelle nationale, mais l’opérateur n’avait presque rien officialisé.
Le cœur de réseau d’Orange gère ses 22,65 millions de lignes mobiles en France (chiffre de fin juin 2026), depuis plusieurs centres techniques répartis sur le territoire. Vendredi 23 octobre, l’opérateur a enfin donné sa version des faits. Elle contredit en partie ce qui circulait le soir de la panne.
Dans un entretien au Figaro, Jérôme Hénique, directeur général d’Orange France, attribue la coupure à un bug logiciel sur un équipement Nokia du nouveau cœur de réseau mobile, la brique qui authentifie les cartes SIM et achemine appels, SMS et data. Le bug faisait tomber les équipements dès qu’ils recevaient certains messages d’erreur, et chaque remise en service les faisait retomber.
Les équipements de secours, installés sur d’autres sites mais dotés du même logiciel, ont subi le même sort. Orange situe le début de l’incident à 11 h 37, même si les premiers signalements remontaient dès 11 h 20. Nokia a identifié le bug vers 17 h, et le réseau est revenu progressivement entre 18 h 30 et 20 h 30. Le dirigeant évoque « plusieurs millions de clients » touchés, sans chiffre précis, et un incident sans équivalent depuis quatorze ans, autrement dit depuis la panne de juillet 2012, qui avait selon lui duré plus longtemps et touché davantage de clients.
Les 6 et 7 juillet 2012, une panne logicielle sur un équipement central du réseau mobile avait privé 27 millions d’utilisateurs d’Orange de réseau pendant une douzaine d’heures.
Le soir du 21 octobre, Numerama évoquait une bascule ratée d’abonnés vers le nouveau cœur 5G SA, et on avait relayé cette piste au conditionnel.
Orange la rejette, tout comme une cyberattaque ou une mise à jour défectueuse. Selon Jérôme Hénique, la migration se déroule depuis dix-huit mois par lots d’environ 100 000 clients, sans difficulté particulière. Les deux récits ne sont pourtant pas si éloignés, puisque le bug touche bien le nouveau cœur de réseau et que seuls les abonnés encore rattachés à l’ancien ont été épargnés.
Après un an et demi de bascule, ce nouveau cœur porte sans doute une bonne part du parc, ce qui expliquerait que des forfaits 4G aient aussi été touchés. La 3G, les appels d’urgence et la fibre ont tenu, ajoute Orange.
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