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Face à la fatigue des policiers, le syndicat UN1TÉ appelle les politiques à "prendre leurs responsabilités"
"La fatigue commence à se ressentir" chez les policiers, alerte Mickaël Dequin sur franceinfo
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"On aspire à ce que les personnes qui sont aux responsabilités politiques n'utilisent pas systématiquement les forces de l'ordre comme un tampon" face à la colère des manifestants et qu'ils "prennent leurs responsabilités", déclare lundi 26 octobre sur franceinfo Mickaël Dequin, délégué national du syndicat de police UN1TÉ.
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De nouveaux appels à la mobilisation sont lancés après déjà plusieurs semaines de contestation sociale. "La fatigue commence à se ressentir", alerte le syndicaliste, qui affirme que plus d'un millier de policiers ont été blessés depuis le début du mouvement.
Selon Mickaël Dequin, les forces de l'ordre sont mobilisées "chaque week-end et en semaine" depuis un mois pour assurer la sécurité des manifestations, depuis le début du mouvement lycéen. Le syndicaliste assure que le nombre de policiers blessés dépasse déjà celui enregistré lors de la mobilisation des gilets jaunes, qui avait pourtant duré plusieurs mois.
Il affirme notamment que plus de "200 policiers" ont été blessés lors de la journée de samedi, un bilan supérieur aux 53 blessés initialement annoncés par le ministre de l'Intérieur. Il explique cette différence par le fait que les déclarations de blessures interviennent généralement après la fin de service des policiers, plus tardivement que les chiffres annoncés par le gouvernement. Un chiffre confirmé depuis par Laurent Nuñez. Lundi matin, le ministre de l'Intérieur fait état de 267 membres des forces de l'ordre blessés et 150 manifestants, dont trois graves.
Le représentant des salariés de la Police nationale regrette que les forces de l'ordre soient utilisées comme "un tampon pour faire face aux différentes colères du pays". "Ça fait plusieurs semaines qu'en réalité il n'y a pas de réponse concrète qui est apportée à la colère", estime-t-il. Il juge notamment la colère liée au coût de la vie "tout à fait légitime". Elle "résonne aussi chez les policiers", souligne Mickaël Dequin, qui rappelle que les agents administratifs de la police nationale "ne gagnent pas plus qu'un Smic".
Interrogé sur les appels à interdire les lanceurs de balles de défense (LBD) dans les manifestations de lycéens, Mickaël Dequin invite les représentants des lycéens mobilisés à "prendre exemple sur les organisations syndicales qui sont habitués à encadrer des cortèges".
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