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Test JBL Cove P1 : JBL veut bousculer Sonos et ses arguments ne manquent pas
Seule enceinte sur batterie de la petite gamme connectée Cove, la JBL Cove P1 est sans doute le modèle le plus attractif du trio. Sous ses atours presque classiques, ce modèle veut briller par sa polyvalence et sa puissance sonore. Une sorte de concurrente de la récente Sonos Play en somme. De quoi placer JBL dans la course aux meilleures enceintes connectées ?
JBL ne lésine pas sur les moyens. Outre son châssis assez massif mais transportable, l’enceinte affiche une architecture ambitieuse avec woofer + radiateurs passifs, trois tweeters, et un haut-parleur vertical spécialement pensé pour la prise en charge des contenus Atmos. Le reste est tout aussi attirant, avec une batterie robuste offrant 14 h d’autonomie, une élégante base de charge dédiée, une résistance IP56, et bien sûr l’intégration dans l’écosystème multiroom JBL One.
Difficile, surtout pour qui ne serait pas un pur technophile, de savoir que ce totem dense de 14.6 x 23.3 x 14.7 pour 3,26 kg est une création JBL et non une énième création Sonos. Quoiqu’il en soit, cette formule ne déroute pas les utilisateurs, qui trouvent ici l’habituelle formule toute scandinave, dans laquelle rien ne déborde jamais vraiment et où les couleurs ne s’expriment, au mieux, qu’en nuances grisonnantes. Cette version blanche est toutefois plus réussie selon nous, en tous cas moins triste, que la déclinaison noire (qui révèle d’autant plus les traces de doigts).
Sérieuse malgré la présence non négligeable de plastique au toucher légèrement doux, la P1 est armée d’une grille métallique ceinturant la quasi-intégralité de sa circonférence. Bien sûr, difficile de passer à côté de la certification IP56, qui offre à ce modèle connecté et Bluetooth une polyvalence que ne peuvent revendiquer sa petite sœur M1 et sa grande sœur X1. En théorie, la Cove P1 peut s’utiliser en extérieur ou dans une salle de bain. Évitez évidemment la plage et l’eau de mer, la corrosion faisant fi d’un simple indice IP56.
De polyvalence, il en est évidemment question pour ce côté transportable, assuré par une poignée sculptée directement dans le châssis. Rien de particulier à dire, si ce n’est que cet élément totalement fixe, et surtout l’absence d’emplacement pour une lanière ou une dragonne, prouvent que la Cove P1 est un modèle transportable d’intérieur avant d’être un produit nomade.
Pour accompagner ce côté transportable, la P1 est livrée, dieu merci, avec une base de charge. Pas d’induction ici, mais un simple contact entre deux connecteurs.
Il faut s’y faire. Une enceinte de ce type, et toutes les petites enceintes connectées en général, n’ont pas pour vocation d’être des centres audio traversés de fils. La JBL Cove P1 fait plus que prendre cette logique au pied de la lettre, et… n’intègre aucune connectique exploitable. Oui il y a bien un port USB-C camouflé derrière une trappe étanche, mais celui-ci n’assure que la fonction de recharge (si la base n’est pas disponible). Sur la version américaine de l’enceinte, ce port peut lire les contenus audio sur clés, mais notre mouture européenne fait l’impasse dessus.
Au moins la connectivité n’est-elle pas oubliée, au contraire. En amuse-gueule, une puce Bluetooth 5.3 compatible LE Audio/Auracast, mais également Multipoint en Bluetooth Classic. La marque mise ainsi sur une certaine universalité, bien que le LE Audio en soit encore à ses balbutiements vis-à-vis du grand-public.
Avec sa puce Wifi 6, l’appareil entre de plain-pied dans la connectivité avancée. Sans même parler de l’application JBL One, la JBL Cove P1 est compatible avec les protocoles AirPlay, Google Cast, Spotify Connect, Tidal Connect, Qobuz Connect, Roon Ready, et DLNA/UPnP. Ses microphones intégrés permettent également de prendre en charge l’assistant vocal Alexa+ (configuration à faire dans l’application Amazon Alexa).
Les commandes intégrées, symbolisées par des touches tactiles placées sur la face supérieure incurvée de l’enceinte, assurent l’essentiel : navigation, volume, passage au Bl