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Test ASUS ProArt P16 RTX Spark : NVIDIA tient son pari… mais à quel prix ?
Avec RTX Spark, NVIDIA veut réunir le travail, le jeu et l’IA locale dans une nouvelle famille de PC portables. L’ASUS ProArt P16 est le premier de ces modèles à passer entre nos mains. Avec sa puce N1X, ses 64 Go de mémoire et son écran OLED de 16 pouces, il doit prouver que les promesses de NVIDIA résistent à l’épreuve du quotidien.
À San Francisco, NVIDIA nous avait présenté une architecture qui rapproche le CPU et le GPU autour d’une mémoire commune, accompagnée d’un important travail sur Windows et les logiciels. Nous avons détaillé ces choix dans notre décryptage du RTX Spark qui revient en profondeur sur cette nouvelle architecture prometteuse. Maintenant il reste à vérifier ces promesses dans la vraie vie avec l’une de ces machines.
C’est le ProArt P16 d’ASUS qui ouvre le bal, son positionnement de portable créatif nous intéresse particulièrement : il doit tenir une journée de travail, encaisser des applications exigeantes et laisser de la place au jeu, sans oublier l’IA locale.
Nous l’avons donc adopté au quotidien et soumis à nos tests de performances, de création, d’IA et de jeu. L’objectif : comprendre ce que cette première génération apporte vraiment, et à qui elle s’adresse quand l’offre de portables Windows et Mac est déjà bien fournie.
Sauf mention contraire, les mesures sur secteur sont réalisées en mode Performance, et les séries répétées sont résumées par leur médiane. Les autres portables cités ont été testés dans leurs propres conditions (système, pilotes). Les écarts donnent donc un ordre d’idée, pas un classement au millimètre.
Habitués à travailler sur un 13 pouces, nous avions quelques réserves en voyant arriver ce ProArt. Un grand écran est toujours appréciable sur un bureau, il l’est un peu moins lorsqu’il faut réorganiser son sac autour de lui. Bonne surprise : le P16 s’est glissé sans difficulté dans le compartiment de notre portable habituel. ASUS annonce 1,77 kg pour 35,41 × 24,30 cm et une épaisseur de 1,29 à 1,59 cm. C’est raisonnable pour un 16 pouces doté d’un tel GPU.
Le design est sobre, sans les codes visuels d’une machine de jeu. Pour un portable qui sert au bureau la journée et au jeu le soir, c’est le bon choix.
La qualité de fabrication est à la hauteur du positionnement. Matériaux, précision de l’assemblage, absence de jeu : le ProArt n’a pas à rougir face à un MacBook. Le capot s’ouvre d’une main, la charnière accompagne bien le mouvement et l’ensemble inspire confiance.
Côté connectique, on trouve trois ports USB4 Type-C à 40 Gbit/s, tous compatibles avec la sortie vidéo et le Power Delivery, ainsi qu’un USB-A 3.2 Gen 2 à 10 Gbit/s. S’y ajoutent une sortie HDMI 2.1 FRL, un lecteur SD Express 7.0 et une prise audio combinée de 3,5 mm. Le lecteur de cartes et le port USB-A sont bienvenus sur un portable de création.
Le clavier offre une frappe plaisante bien que notre exemplaire de test soit en QWERTY, ce qui a demandé un temps d’adaptation, mais nous nous y sommes vite faits. Le pavé tactile, immense, se prête bien aux gestes. Son défilement accélère toutefois trop brusquement à notre goût : on dépasse facilement le passage que l’on voulait lire. Heureusement, il est possible de désactiver cette vilaine accélération.