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VRAI OU FAUX. Le suspect de l'attentat raciste de Trappes, Kevin T., a-t-il été photographié lors d'une réunion propalestinienne ?
Depuis plusieurs jours, un cliché circule sur les réseaux sociaux montrant un homme présenté comme Kévin T. posant avec des militants de l'Association France Palestine Solidarité (AFPS).
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Il a reconnu les faits, mais a démenti avoir agi par racisme : la garde à vue de Kevin T., 39 ans, suspect de l'attaque des Yvelines se poursuit mardi 27 octobre, après avoir été interrompue en raison de son état psychiatrique. Lors d'une conférence de presse, le procureur national antiterroriste, Olivier Christen a indiqué que le suspect "ne conteste pas la matérialité des faits" mais "le caractère raciste de ses crimes". Sa garde à vue est désormais susceptible de durer jusqu'à jeudi.
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Sur les réseaux sociaux, une photo circule beaucoup ces derniers jours. Elle est censée montrer le suspect à une réunion de Association France Palestine Solidarité. Une image devenue virale et qui prouverait un engagement à l'ultra-gauche, selon des internautes.
Cette photo, où l'on voit un homme présenté comme Kevin T., au milieu d'une réunion publique de l'association, est authentique, comme a pu l'authentifier franceinfo. Elle n'est toutefois pas récente : elle a été prise en 2018 lors d'un rassemblement à Saint-Quentin-en-Yvelines.
Selon l'association, que nous avons pu joindre, Kevin T. "n'a jamais été adhérent ou donateur". Il est simplement venu quelques fois dans ces réunions, ouvertes à tous. Et c'est dans ce cadre que la photo a été prise.
Un élu local écologiste, Olivier Pareja, qui se trouve aussi sur le cliché et que nous avons pu joindre, se souvient d'ailleurs de "l'avoir rencontré deux-trois fois", dit-il à franceinfo. Il le décrit comme un "homme solitaire", "pas vraiment militant", mais "qui cherchait surtout à rencontrer du monde". L'élu local dit ne plus l'avoir vu depuis au moins six ou sept ans. "On savait qu'il tenait des propos étranges, il était devenu pas très fréquentable", assure-t-il.
Au cours de son périple sanglant commencé vendredi 23 octobre vers 10h à Trappes et qui s'est poursuivi dans la commune voisine de La Verrière, le suspect, originaire des Yvelines, a tiré en rafales dans la rue depuis sa voiture, tuant un Français de 26 ans d'origine africaine et en blessant cinq autres. Son casier judiciaire fait apparaître quatre anciennes condamnations, selon le parquet national antiterroriste (Pnat).
Il était connu des services de police pour "consommation de drogues", selon la première source citée. Ses analyses sanguines ont révélé la présence de cannabis et cocaïne au moment de l'attaque, d'après le Pnat. En revanche, il était inconnu des services de renseignement, a rappelé lundi le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, en évoquant le cas des profils "isolés, nourris d'idéologie raciste qui soudainement passent à l'action", "ce qui est le plus difficile à détecter". Kévin T., "était mû par la haine, le racisme, et il a tué pour ça", avait alors conclu le ministre de l'Intérieur.