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L'auteur de l'attentat de Trappes n'exprime "aucun regret"
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Reconnaissant avoir ciblé des personnes en raison de leur origine, Kevin T. ne manifeste aucun regret après l’attentat de Trappes (Yvelines). Le suspect avait minutieusement préparé son passage à l’acte, motivé par une idéologie raciste. Les enquêteurs ont notamment retrouvé à son domicile des armes, des écrits nazis et des autocollants à l’effigie du Rassemblement national.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Sans exprimer le moindre regret, Kevin T. a détaillé devant les enquêteurs son parcours meurtrier. Et il le reconnaît, ses motivations étaient bien racistes. "Il admettait avoir spécifiquement ciblé des personnes, je cite, 'de type musulman ou africain, nord-africain', et choisi le lieu de son action, car, je cite à nouveau, 'Trappes est un repaire d'islamistes'. Il contestait en revanche toute intention terroriste, considérant son action comme légitime", a déclaré Olivier Christen, procureur national antiterroriste.
Un attentat d'une très grande préparation, selon le procureur. Avant de passer à l'acte, le suspect a remboursé ses dettes, fermé ses comptes sur les réseaux sociaux et amélioré ses armes pour les rendre plus efficaces. À son domicile, il y avait en plus des trois bouteilles de gaz, des armes, des munitions, un chargeur, deux poings américains, un coran, une bible et Mein Kampf, le pamphlet d'Adolf Hitler.
Plus surprenant, il y avait aussi des autocollants à l'effigie du Rassemblement National. "La perquisition a mené, notamment, à la découverte d'autocollants rangés dans un tiroir. Soit 30 supportant la mention 'Vive la France, RN, fier d'être français', 99 portant la mention '100 % français, vive la France', et 98 avec l'inscription 'Soutien aux forces de l'ordre'. Il indiquait avoir lui-même dessiné les autocollants découverts à son domicile, puis en avoir commandé la fabrication via Amazon", précise Olivier Christen.
Kevin T., consommateur de drogue, souffre de problèmes psychotiques. Mais selon les médecins, cela n'a pas altéré son jugement. Un constat qui conforte les parties civiles. "En réalité, c'est un acte qui a toujours été pensé sciemment et de façon totalement claire par cet homme qui avait prémédité cet acte et qui avait très clairement décidé de mettre en place tout un tas de stratagèmes pour l'après, parce qu'il avait déjà anticipé l'après, à savoir son interpellation", estime Maître Romain Ruiz, avocat d'un homme blessé par balles
Kevin T. sera présenté dans la journée à un juge d'instruction. Le parquet a requis sa détention provisoire.
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